25 Mars 2017, manifestation vigneronne à Narbonne : les raisons de la colère.

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Avec la campagne des présidentielles en toile de fond et dans un contexte de crise inattendue, comme l’avouera humblement Frédéric ROUANET en prenant la parole en premier en sa qualité de président des vignerons indépendants devant 1.500 viticulteurs et quelques élus locaux et régionaux réunis à Narbonne,  la manifestation a débuté avec un topo introductif qui a consisté à proférer la menace d’appliquer « le droit du sol » à tous les candidats si, avant lundi 27 Mars, le gouvernement ne classe pas les Corbières occidentales et une partie du Minervois en zone défavorisée…

Au-delà de leur interdire le cas échéant l’accès au département, il s’agissait donc d’attirer l’attention des candidats à l’élection présidentielle sur diverses revendications qui sont en réalité de véritables enjeux pour l’avenir de notre viticulture à savoir :

  • Le prix du vin
  • Comment faire face au défi de la mondialisation
  • L’harmonisation de la réglementation du niveau Européen
  • La loi Evin
  • Les charges d’exploitation
  • Les contrôles de France Agrimer et les retards de paiement des primes
  • La question de la concurrence déloyale des vins étrangers qui pose également celle des négoces
  • Les retraites

Cela fait des décennies que notre région a misé, tant au niveau des vignerons indépendants que dans le domaine de la coopération, sur la qualité de nos vins et ce à juste titre. Mais, il se dit que les distributeurs, notamment les grandes surfaces, tiennent de plus en plus à présenter des produits sans Identification Géographique Protégé d’entrée de gamme.

Sur ce marché « bas de gamme » auquel nous ne nous sommes plus consacrés depuis de nombreuses années, nous ne sommes manifestement plus aujourd’hui en capacité d’être les leaders.

Pour cause, les Espagnols, et même les Italiens pour ne citer qu’eux, sont astreints à des règles sociales différentes et il en est de même, entre autres, pour celles portant sur l’utilisation des produits phytosanitaires.

Ainsi, en payant des salaires à leurs ouvriers bien inférieurs, les Espagnols peuvent vendre leurs productions à la moitié du prix que nous pratiquons tout en préservant la même marge que la nôtre, ce qui est injuste.

Il s’ensuit que depuis trois ans, on constate une augmentation de 60 % des importations de vins espagnols et une baisse considérable des prix d’achat du vin français à l’hectolitre de plusieurs dizaines d’euros parfois.

Au-delà, la politique d’achat de la grande distribution qui s’illustre par « un manque de clarté dans l’étiquetage des bouteilles » crée une confusion dans l’esprit des consommateurs sur l’origine des produits, ce qui est déloyal.

En pratique de surcroît, il n’est pas faux de penser que les produits « bas de gamme » sans IGP constituent des produits d’appel qui permettent aux produits étrangers de s’installer sur des marchés et de ce fait d’en décrocher d’autres portant sur des vins plus élaborés et plus qualitatifs qui sont susceptibles de nous échapper également au profit des productions de pays voisins.

Il faut bien entendu harmoniser la réglementation au niveau européen et baisser les charges d’exploitation pour accéder à une meilleure compétitivité, mais également modifier la loi Evin pour permettre une distinction entre le vin et les autres boissons alcoolisées.

A l’instar de certains autres pays européens, le fait de proposer la suppression de la taxe foncière, même sur plusieurs années, portant sur les terres constituant les outils de travail de nos agriculteurs serait un signal fort de soutien à l’ensemble de la filière agricole.

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Après avoir pris la parole pour évoquer les difficultés éprouvées par les jeunes pour s’installer, le président du CDJA devait la laisser au Président des anciens et aujourd’hui défenseur des droits des retraités en la personne de Jacques SERRE qui exprimait de légitimes revendications relatives aux retraites.

Crées en 1955, les retraites agricoles ont évolué jusqu’à aboutir, comme une belle avancée, à la retraite complémentaire obligatoire en 2002 qui permit d’atteindre 75 % du SMIC, mais qui, sans indexation prévue, nous ramène en 2017 à la case départ.

75 % du SMIC, c’est 862 € brut par mois pour une carrière complète en 2017 soit 716 € net alors que la moyenne des retraites en France est de 1 320 € mensuels.

Est-il normal que les agriculteurs perçoivent à la retraite moins que les autres Français et que leurs pensions soient inférieures au seuil de pauvreté alors qu’ils ont accompli une carrière complète passée à travailler et de surcroît à entretenir la nature, nos chemins, nos sentiers ?

Des retraites si faibles non revalorisées depuis 2013 ne permettent pas de faire face à la hausse du coût de l’énergie, de la santé, au déremboursement des services médicaux.

En réalité, le pouvoir d’achat des agriculteurs retraités a diminué de 10 % et ils demandent des mesures simples de justice et inspirées par le bon sens, notamment :

  • Le calcul des retraites sur les 25 meilleures années et non sur la carrière complète
  • Le rétablissement de la demie part fiscale pour les veuves ou les veufs
  • Bénéficier de 85 % du SMIC comme tous les autres régimes de retraite, ce qui va déjà dans le sens de l’harmonisation souhaitée.

Il devrait être possible de proposer dès à présent une mesure qui permette d’éviter de laisser plus longtemps les retraites agricoles stagner en dessous du seuil de pauvreté.

Les retraités sont 1 500 000 et ils attendent des candidats à l’élection présidentielle qu’une proposition concrète leur soit faite pour améliorer les petites retraites dans les 200 jours de l’élection et à minima la mise en application de la loi adoptée le 2 février 2017 portant les retraites à 85 % du SMIC dès le 1er Janvier 2018.

Derrière ces revendications, il y a avant tout des femmes et des hommes, des familles, des ruraux qui depuis plusieurs générations façonnent, structurent notre identité, participent à notre équilibre social et animent notre démocratie.

Comme le rappelait Jacques SERRE à la tribune en rendant hommage à Xavier BEULIN récemment décédé, auteur de ces propos, « le vivre ensemble ne concerne pas seulement les quartiers et les banlieues, il concerne aussi nos territoires ruraux ».

Si nos vignes disparaissent de nos départements, nos touristes nous tourneront le dos et si nous n’avons plus de vignerons, ce sont nos villages qui disparaîtront et avec eux le cœur du département qui cessera de battre.

 

Franck Alberti

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Montredon : Un pont entre le passé et l’avenir

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Je n’avais pas l’âge de discernement en 1976 mais depuis qu’il m’a été raconté l’histoire de ce pont qui a ponctué la crise et la lutte viticole de deux morts, je n’ai jamais pu le franchir, même avec le plaisir d’être sur cette belle nationale 13 qui me mène à Narbonne et bientôt à la mer, sans que mon sang ne se glace.

Il pourrait encore pleuvoir demain à Montredon / Corbières où il s’agira de se réunir, 43 ans plus tard, pour commémorer « les événements » du 4 Mars 1976.

La loi de 1905, ayant organisé la séparation de l’Eglise et de l’Etat, a eu notamment pour effet de permettre aux communes de s’approprier les bâtiments de l’Eglise et c’est ainsi, comme chaque année, dans la magnifique église de Montredon / Corbières qui arbore étonnamment sur son fronton la devise Républicaine, que le devoir de mémoire débutera.

Pourtant, à l’époque du débat parlementaire, l’Aude n’a pas été un département particulièrement virulent au sujet de la laïcité.

En effet, même durant « la période des inventaires » en 1906, ce débat a été relégué bien après celui concernant « l’état de la crise viticole » qui préoccupait toute la population et qui a fini chez nous en 1907 par voir souffler le vent de la révolte et couler le sang de nos aïeux.

C’est encore une crise viticole qui se trouve à l’ordre du jour de nos mémoires tous les 4 Mars et c’est d’abord dans cette église « communale et républicaine » de Montredon/Corbières qu’il sera donné d’entendre aujourd’hui, dans la bouche du curé appelant au souvenir, les invitations aux prières auxquelles même les mécréants se laissent aller sans résister lorsqu’elles consistent à souhaiter que nos viticulteurs puissent désormais vivre décemment de leur métier…

C’est ensuite de part et d’autre du triste pont qui symbolise cette lutte qui a conduit à la mort, et probablement orchestré par Jacques SERRE qui n’avait que 26 ans au moment des événements dramatiques, qu’une minute de silence sera respectée en hommage non seulement à Emile POUYTES, vigneron tué d’une balle en plein front alors qu’il défendait son travail, sa terre, sa famille, sa vie, son pays d’oc mais encore à Joel LE GOFF, C.R.S. qui est tombé le même jour pour un motif qu’il croyait tout aussi noble, la défense de l’ordre pour protéger la dignité, la justice et la Fraternité Républicaine.

Pourvu que nous ne perdions pas la mémoire et que nous nous donnions la peine et le plaisir de transmettre aux plus jeunes en empruntant le chemin du partage et de la modernité, je suis convaincu qu’ici, comme dans tout le département, après la pluie viendra le soleil et qu’au fond, nous avons tellement de passé avec nos vignerons, qu’ils soient indépendants ou coopérateurs, que nous ne pouvons avoir avec eux qu’énormément d’avenir.

En ces temps particuliers où les gens ont tendance à se replier sur eux même, nous devons, imprégnés de notre passé, inciter nos enfants à s’engager dans l’avenir avec audace et humanité.

J’ai entendu dire récemment, et j’y souscrit pleinement, que la mémoire permet l’enracinement qui est caractérisé par la transmission et l’émancipation au sens de l’action qui permet de s’affranchir d’un lien ou d’une entrave…

Cela me ramène à ce que j’ai toujours entendu dire et que j’essaye sans me lasser d’expérimenter, c’est qu’on ne peut transmettre que deux choses à un enfant : des racines et des ailes.

Dans l’Aude, terre de viticultures et de luttes, où s’inscrit autour des vieilles pierres un long passé de gloire, de splendeur et de souffrance humaine, nous devons encore nous mobiliser et lutter pour franchir le pont entre le passé et l’avenir et que se réalise le miracle du vin qui doit refaire de l’homme ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : l’ami de l’homme.

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En bref, voila pourquoi je marche…

17Il y a trois ans jour pour jour, le 17 Janvier 2014, je m’engageais pour me mettre au service de tous les citoyens dans le cadre des élections municipales de la commune dans laquelle je me suis enraciné, juste à coté de Carcassonne où je suis né.

Mais l’heure n’était pas venue de dépasser les clivages imposés par les partis et de surmonter la puissance de la machine à s’approprier le pouvoir.

Je continuais pourtant à y croire et c’est au sein d’un mouvement citoyen que je persistais dans mon engagement en adhérant à la transition le 17 Janvier 2016, il y a un an jour pour jour.

C’est naturellement que j’ai amplifié mon engagement en rejoignant le mouvement En Marche qui porte, avec Emmanuel MACRON, une série de mesures audacieuses, tant sur la forme que sur le fond, permettant à nouveau d’espérer en l’avenir et qui donnent envie, au delà des logiques partisanes, de faire sa part dans le cadre d’une aventure collective.

Changeons notre regard sur la politique, cessons de nous replier sur nous même, progressons et préparons au mieux l’entrée de la France dans une nouvelle époque…

Voilà pourquoi je marche et pourquoi je vous invite à marcher avec moi.

Franck Alberti

Cheminement d’un engagement ordinaire pour un nouveau partage

en-marche-11-defIl y a près de trois ans, je m’engageais à la tête d’une liste de 29 personnes dans le cadre de la campagne électorale Municipale de la commune de Trèbes où je réside dans le département de l’Aude.

Annonçant ma candidature lors d’une conférence de presse le 17 Janvier 2014 avec mes colistiers sous la bannière « Ensemble Plus Loin », je déclarais en substance :

..Nous nous engageons pour servir en appelant au rassemblement hors des clivages des partis politiques pour éviter les récifs qui menacent l’avenir :

  • le premier récif est Bleu Marine et surfe sur un ras-le-bol en proposant des solutions menteuses qui dissimulent mal l’intolérance et les amalgames insupportables,
  • le second est le syndrome de l’appropriation du pouvoir et de la chose publique qui engendre l’immobilisme et le troisième, qui est le corollaire du second, consistait à placer la ville sous le joug d’un parti politique favorisant le clientélisme en tous genres..

Les récifs ont finalement eu raison du frêle esquif puisque nous ne furent pas suffisamment entendus et suivis. Le parti qui « possédait » déjà la quasi-totalité du département de l’Aude remportait le scrutin au deuxième tour avec 60 voix d’avance.

Cela n’était manifestement pas encore l’heure de changer les choses.

Pour autant, cette révolution manquée au service des citoyens, de tous les citoyens, n’a pas été ressentie comme un échec.

En effet,  au delà de l’aventure humaine, avec un retrait spontané au deuxième tour malgré plus de 17 % des suffrages recueillis au premier, cette campagne vécue dans le cadre d’un engagement libre, sain et sincère en dehors des schémas classiques et partisans exprimait déjà, comme le relevait le journaliste de la dépêche locale dans son article du 27 Mars 2014, « le climat général exprimé par nombre de Français au cours de ce premier tour de piste Municipal ».

Un choix simple à faire

Ce n’était donc pas encore l’heure, mais les jalons étaient posés. Philippe SAUREL à Montpellier parvenait même à franchir la barre des Municipales avant de se heurter quelques mois plus tard au protectionnisme socialiste et d’échouer aux élections régionales.

Ce combat atypique mené jusque là de façon ponctuelle et isolée n’a jamais été autant d’actualité tant il est vrai que les récifs qui pourraient empêcher notre pays d’accéder à une révolution positive demeurent aujourd’hui les mêmes. 

Il s’agit bien de continuer à lutter d’une part contre le Front National qui menace la France du chaos et d’autre part contre le syndrome d’appropriation du pouvoir qui sclérose notre pays.

 Il y a désormais un choix simple à faire : soit s’enfermer dans le camp de ceux qui veulent que notre pays s’immobilise et s’isole du monde, soit s’engager pour déverrouiller les rouages politiques et travailler pour qu’il y réussisse.

Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir la sensation puissante que le déblocage de notre système politique est désormais possible.

Cette idée, qui devient une évidence dans l’esprit de ceux qui la nourrissent, fédère et nous engage à agir.

Nous devons faire chacun notre part dès à présent dans cette campagne qui nous mènera, dans moins de cinq mois, au jour où nous choisirons le prochain Président de la République Française.

Nous devrons faire également notre part par la suite pour continuer à écrire notre histoire commune.

En premier lieu, pour changer positivement notre pays, il est primordial de ne pas confondre démolir et reconstruire.

En effet, il faut tout faire pour dissuader les adeptes de la seule démolition, ceux qui tendent à se laisser aller au vote pulsion pour le Rassemblement Bleu Marine.

Ce choix qui n’est pas le mien, mais que je crois pouvoir comprendre, est le résultat de la haine et du rejet des 25 dernières années d’immobilisme associé à la peur de n’avoir plus de perspective pour les années à venir que celle de s’isoler pour échapper à un mal être éprouvé au quotidien.

Cette voie ouverte par le Front National qui joue avec nos plus bas instincts est strictement « défoulatoire » et ne présente aucune solution viable puisque le but se borne à vouloir  « casser » le système sans aucun plan viable de reconstruction.

Sauf à se contenter pour un temps d’un bref apaisement, celui ou celle qui s’engage dans cette voie pour se défouler avant de s’isoler, participera à précipiter notre pays vers le chaos.

Mais comme disait Marcel Pagnol, « tel est le peuple : ses défauts ne viennent que de son ignorance, mais son cœur est bon comme le bon pain et il a la générosité des enfants ». L’espoir est donc  encore permis.

 Instaurer la limitation des mandats dans le temps

S’agissant par ailleurs de l’appropriation du pouvoir contre laquelle il faut lutter en ce qu’elle sclérose notre pays, à l’heure où l’on parle du non cumul des mandats que certains oseraient remettre en cause, il faut aller plus loin. Il faut instaurer le plus vite possible la limitation des mandats dans le temps.

En effet, nos élus qui n’ont que le souci de faire carrière sont devenus insupportables.

En effet, en vue de l’élection présidentielle de Mai 2017 et alors que les deux  quinquennats précédents ont précipité les citoyens d’une situation de désenchantement larvée à un état de désespérance avérée, on constate encore tous les jours que la France est bloquée, que la situation politique est verrouillée, notamment par le jeu des partis politiques classiques.

On constate que les partis se mettent naturellement en effervescence par le biais de primaires pour tâcher de capter encore le pouvoir qui est leur fonds de commerce commun comportant deux établissements : la majorité et l’opposition exploitées par chacun d’eux en alternance.

Les partis politiques ont joué un rôle considérable après la dernière guerre dans la reconstruction de notre pays avec une mission qui consistait finalement à être les avant gardes de notre société, ce qu’ils ont été.

Force est de constater qu’ils sont devenus, au fil des années, les repaires du carriérisme et du conservatisme.

Notre modèle politique et même social est à bout de souffle et on continue à vouloir nous faire avancer dans ce marasme à grand coup d’alternance menteuse qui n’a plus le monopole du changement et qui, bien au contraire, symbolise aujourd’hui l’immobilisme.

Sans vouloir dénigrer les élus et surtout pas les Maires de nos plus petites communes dont l’engagement en politique n’est pas dénué de sens commun et d’abnégation, il faut dénoncer néanmoins le jeu du recyclage et du rattrapage de ceux qui dans nos partis sont des « politiques  de métier ».

Il est choquant pour un très grand nombre d’entre nous de constater que ceux qui entendent au niveau national gérer nos vies et nos activités ne connaissent pas eux-mêmes ou si peu le secteur privé, le monde du commerce, celui de l’industrie, de l’artisanat ou de l’agriculture ou encore celui des start up.

Cela conduit à l’aberration selon laquelle nos dirigeants élus passent l’essentiel de leurs mandats à préparer leur réélection.

C’est pour cela qu’avant même d’aborder et de mettre en œuvre le fond du programme et des idées, il faut agir pour renouveler le paysage politique Français en limitant à deux, le nombre de mandats électif qu’un homme ou une femme pourra avoir durant sa vie avant de rejoindre la vie privée au sein de laquelle on pourra d’ailleurs l’aider à se réinsérer.

 Les partis politiques classiques ont manifestement raté une marche

Le sujet n’est plus celui de l’affrontement de la droite contre la gauche, car cela n’a plus de sens ; c’est devenu du pareil au même.

Le sujet n’est plus DROITE ou GAUCHE, la question que se posent les citoyens à laquelle il est désormais vital de répondre est :

Comment sauver la France de cet immobilisme en évitant une révolution violente et une présidence extrémiste ?

Nous sommes sans aucun doute dans cette période de transition dans laquelle il faut prendre des mesures fortes pour atteindre un point de basculement vers le progrès et donner un nouveau souffle à la France pour ce siècle qui s’ouvre.

Pour cela, il faut que nous disions tous ensemble et maintenant CA SUFFIT !

Mais penser, dire ou crier CA SUFFIT ! n’est manifestement pas encore suffisant pour changer les choses, car cela peut conduire encore à ce que nous faisons depuis déjà trop longtemps, à savoir voter CONTRE !

Les partis politiques ont véritablement perdu le sens de leur mission et de leur existence depuis le début des années 90 où, après la chute du mur de Berlin, la mondialisation s’est imposée sans règle pour la contenir.

Cette mondialisation a creusé un fossé séparant d’un côté des citoyens déstabilisés et de l’autre des dirigeants politiques européens se délectant dans un genre d’autosatisfaction générale.

A cette époque, forts d’une croissance soutenue, nos dirigeants se sont satisfaits de notre rythme de croisière sans se donner la peine de regarder vers notre horizon collectif et de s’atteler à anticiper les défis communs qui se profilaient dans l’avenir.

En 2002, et après quelques coups de semonces, les électeurs ont propulsé Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle contre Jacques CHIRAC qui a finalement été élu grâce à plus de 80 % des citoyens qui ont voté contre le Front National au nom du front Républicain.

Quinze ans plus tard, avec les crises financières et économiques qui n’en finissent plus, le chômage de masse, une Europe qui se délite, les attentats djihadistes, l’ascendant pris par Vladimir Poutine à l’Est et l’élection de Donald Trump à l’Ouest, les anciens refrains chantés à tue-tête par nos partis politiques sonnent faux et sont pour le moins inadaptés à ce qui pointe à l’horizon.

Dans l’escalier de l’histoire politique de notre pays, les partis politiques classiques ont manifestement raté une marche.

Les Français ont encore voté contre Nicolas Sarkozy en 2012 et non pas pour François Hollande, encore contre Sarkozy et Juppé aux primaires de la droite et du centre en 2016 et non pas forcément pour François Fillon malgré les apparences et le résultat.

Si François Fillon a pu recueillir une certaine adhésion dans son camps, il me semble qu’il n’a en l’état aucune chance de faire entrer le peuple Français en résonance avec son programme dont le fil rouge consiste à délivrer dans tous les domaines le message selon lequel il faut retourner dans le passé car « c’était mieux avant ».

Nous ne voulions donc plus ni de Sarkozy ni de Hollande et nous ne les aurons pas.

Toutefois, la mission de bâtisseur sur le champ de ruines idéologiques dans lequel nous nous trouvons ne doit pas être confiée à leurs premiers ministres respectifs qui n’ont qu’une seule idée en tête pour prendre leur tour : se qualifier pour le duel final et y affronter Marine Le Pen pour que la victoire soit par défaut à leur portée.

Cela revient encore pour eux à espérer que les citoyens continueront à voter CONTRE…

 Éprouver à nouveau l’envie de voter POUR

Il est grand temps que nous agissions pour nous réapproprier notre destin et pour cela, il est indispensable que nous éprouvions à nouveau l’envie de voter « POUR ».

Mais qui est le candidat en capacité d’éclairer notre chemin et de nous redonner une perspective, la vision et la compréhension de ce que notre monde, notre pays, notre environnement, nos métiers et nos conditions de vie seront demain.

L’heure du NOUVEAU PARTAGE est venue, mais pour nous y préparer, il faut arrêter de penser Droite et Gauche pour essayer de se repérer. 

Il faut éviter de se lancer dans un nouvel épisode d’alternance vers la droite alors que la gauche depuis près de 5 ans a gouverné plus à droite que ce que la droite a pu faire avant elle.

 Convertir notre regard sur la politique et se mettre En Marche

La seule chose qui compte désormais pour changer dans cinq mois le système et notre avenir, c’est d’abord de convertir notre regard sur la politique et accepter de travailler main dans la main avec ceux, d’où qu’ils viennent, qui sont ou qui seront animés de la même envie de remettre le sens commun au cœur de nos préoccupations.

Tels sont le vrai progrès et le véritable changement.

Pour cela, il faut se mettre en marche avec Emmanuel MACRON et arrêter de se demander si celui-ci est de droite ou de gauche.

il faut s’affranchir de ce carcan et aller ensemble plus loin.

Emmanuel MACRON propose de contribuer à changer le système qui est à bout de souffle.

Sa force, dans le cadre de sa Révolution qui est en Marche, est d’abord qu’il est à la fois novateur et porteur d’une vision pour la France à 30 ans, ce qui n’était plus le cas depuis bien longtemps chez nos derniers chefs d’état.

Force est de constater que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont rivalisé de performances sur le plan de la « réactivité à vue courte » ainsi qu’en matière de communication avec des postures et des propos relevant moins de pensées politiques que de slogans distillés à point nommé juste en fonction de ce que les citoyens souhaitaient entendre.

En même temps, Emmanuel Macron semble avoir confiance dans la capacité que les citoyens ont à comprendre ce qui se trame et l’utilité de ce qu’il propose.

Il se montre très en phase tant avec notre histoire qu’avec la vie actuelle et quotidienne des gens.

Il n’est pas atteint par « le syndrome du pardon » et fait montre de respect à l’égard de nos fondements et de nos valeurs, celles qui permettent de comprendre notre passé et notre société actuelle et celles qui ont bâti notre République.

 Inciter les Français à redécouvrir la nécessité de participer à une aventure collective

Déjà, en ce début de campagne au travers de ses discours, des diagnostics posés et des solutions préconisées, il incite les citoyens Français à redécouvrir la nécessité de participer à une aventure collective dans laquelle ils vont retrouver leurs origines pionnières et universalistes qui caractérisent la France.

En s’adaptant à ce monde qui bouge, dans le cadre duquel ils s’emploieront à faire preuve d’invention, d’innovation et d’audace, les Français seront invités à mettre en évidence leurs capacités à entreprendre et à transmettre.

Il apparaît aussi très proche du mode de fonctionnement de nos groupes restreints et en premier lieu de nos cellules familiales caractérisées et guidées par nos cultures, notre diversité et l’impérieuse nécessité de cohabiter dans ce temple de la laïcité qu’est la France.

 Bienveillance et humanisme

Tout en faisant preuve de cette bienveillance qui doit présider en toutes circonstances aux relations entre les citoyens, il entend mener une révolution dans laquelle il ne s’agit pas de combattre ou de détruire l’autre, mais bien au contraire de changer le système pour protéger tout le monde.

Ce qui est déterminant et constant chez lui, c’est sa volonté d’innover et d’inventer le monde de demain pour parvenir à une révolution en douceur suscitant à la fois enthousiasme et compréhension.

Ce qui est significatif enfin, c’est sa capacité à privilégier constamment cette qualité qui doit permettre de réussir la mise en œuvre de tous nos projets.

Cette qualité est celle qui devrait nous caractériser par-dessus tout et qui nous incite à faire chacun notre part, c’est celle qu’il porte en lui et qu’il donne envie de transmettre : l’humanisme.

N’en déplaise à ceux qui se laissent envahir par la peur et la haine au point de ne songer qu’à se replier sur eux-mêmes, faire preuve d’humanisme n’est pas incompatible avec la fermeté et le strict respect des lois de la République qui aurait tout à gagner à promulguer moins de lois tout en appliquant plus et mieux celles en vigueur.

 Participer au déblocage de notre pays

Avec de telles idées chevillées au corps depuis des lustres, c’est d’abord au travers d’un mouvement citoyen dénommé LA TRANSITION, auquel j’ai adhéré au premier jour en janvier 2016, que mes convictions ont trouvé un écho et une source d’enthousiasme. 

J’ai donc persisté dans mon engagement destiné à participer au déblocage de notre pays et à apporter ma modeste pierre à l’évolution qu’il mérite de connaître.

C’est aussi depuis le premier jour avec le mouvement En Marche, qui a su conduire Emmanuel Macron à relayer les volontés profondes des citoyens, que j’aspire à participer au combat qui permettra à la France Républicaine de se réapproprier ses valeurs fondatrices pour proposer aux Français un nouveau partage et ainsi redevenir, au sein d’une Europe refondée, forte et terre d’espérance.

 L’heure est venue du nouveau partage

L’heure est donc venue du NOUVEAU PARTAGE démocratique, économique et social qui consiste dans tous ces secteurs à rééquilibrer les rapports entre les différents acteurs grâce à un nouveau pacte social instaurant toujours une contrepartie permettant à tous de comprendre et d’adhérer.

Le NOUVEAU PARTAGE, c’est par exemple donner d’un coté plus de liberté aux entreprises et plus de confiance aux entrepreneurs afin qu’ils créent des emplois. Mais, c’est aussi permettre aux salariés de voir augmenter leur pouvoir d’achat et de vivre décemment de leur travail notamment par une baisse des charges salariales et aussi une participation aux bénéfices de leur entreprise.

Le NOUVEAU PARTAGE, c’est aussi modifier le sens que l’on donne aux allocations perçues en cas de chômage qui ne seront plus le résultat d’une assurance, mais le fruit d’une solidarité dont bénéficieront tous ceux qui traversent une période difficile (quel que soit leur statut), à charge pour eux d’accepter de changer de cap et de choisir le nouveau métier pour lequel ils auront été formés.

Le NOUVEAU PARTAGE, c’est encore appréhender d’un côté la nouvelle écologie comme un facteur de développement pour notre agriculture et permettre au plus grand nombre d’accéder à une alimentation de qualité à des prix accessibles et donner d’un autre côté la garantie d’un revenu correct aux agriculteurs qui doivent pouvoir vivre correctement de leurs métiers.

Ce NOUVEAU PARTAGE ne pourra être mis en œuvre que si nous parvenons à résister à la tentation l’isolement pour ne pas affronter le monde.

Nous devons au contraire façonner une nouvelle Europe qui soit capable de faire voyager notre espérance commune à travers le monde et tout au long du XXIeme siècle.

L’Europe est un atout majeur au sujet duquel nous devons nous remettre collectivement à rêver.

C’est bien au moment où elle est au plus mal, que nous devons nous employer à façonner l’Europe pour lui donner un nouveau contenu et du sens.

Nous devons en finir avec cette Europe faible, oligarchique et soumise, cette Europe sans projet ni objectif partagé, cette Europe sans frontières extérieures et ce marché commun qui n’a pas de règle commune.

Il nous faut une Europe plus musclée, plus homogène avec moins de pays, mais qui accepte de partager, non seulement sa monnaie mais également un modèle social et fiscal commun.

Il nous faut une Europe avec un territoire délimité par des frontières externes surveillées par une Police Européenne des Frontières, ainsi qu’une défense et qu’une douane communes.

Si nous nous mettons tous à rêver de cette nouvelle Europe et si nous nous mettons à marcher vers tous ceux qui doivent la bâtir avec nous, alors elle finira par devenir réalité.

Franck ALBERTI

Il est où le parc d’attractions, il est où…

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Voilà que se profile subrepticement l’annonce de l’implantation d’un futur parc d’attractions dans notre région.

Tout porte à croire que l’heureuse élue puisse être la communauté de communes du Piémont d’Alaric qui indiquait il y a quelques mois qu’elle ambitionnait d’ouvrir un parc sur le thème des chevaliers cathares susceptible de donner jour à près de 400 emplois.

Le vent marin qui souffle fort chez nous me pousse à penser et à me réjouir du fait que le parc dont s’agit pourrait dériver jusqu’à la zone de Beragne à Trèbes dans l’Aude, un des derniers PRAE (Parc Régional d’Activités Economiques) d’Occitanie qui n’a jamais vu sortir de terre jusqu’à présent, au delà du blé et du tournesol, qu’une succession de polémiques.

A supposer qu’il soit bien prévu sur la zone Trébéenne de Beragne, ce projet pourrait cette fois ci être crédible car il n’y a pas d’élections (locales) en vue de nature à déclencher comme à l’accoutumée des annonces fracassantes « en trompe-couillons » à visée strictement électoraliste.

La dernière embardée médiatisée en date, annonçant veille des précédentes élections une implantation du type usine de pâtes, ne manquait pas de piment et était en réalité une usine à gaz qui n’a jamais trouvé l’étincelle du jour.

A défaut d’avoir été suivie du moindre effet, cet énième projet avorté nous laisse encore du grain à moudre sur Beragne.

Certes, on a besoin de blé et de pain pour tenir le siège si d’aventure « le vide au niveau de notre territoire » décrit par Madame la Présidente Carole DELGA devait bien se situer au sein du maillon central de la région que l’Aude constitue.

Ceci étant, implanter un parc d’attractions sur la zone de Beragne à moins de 5 kilomètres à vol d’oiseau de la Cité de Carcassonne, elle même visitée par deux millions de touristes par an, pourrait bien être une bonne idée et la meilleure chance pour un parc de drainer des millions de visiteurs qui, du coup, allongeraient leurs séjours en pays cathares.

J’aimerai croire que les choses vont changer et je reste dans l’espérance de ce nécessaire développement pour les Trébeens, les Carcassonnais et les Audois…

Quoi qu’il en soit et même si je me suis trompé, il y a lieu de vous remercier sincèrement ne serait ce que pour m’avoir fait imaginer que vous avez pensé à nous et réalisé que finalement, ce qui pourrait nous rassembler est forcément plus fort que ce qui pourrait nous opposer.

Franck ALBERTI

beragne

Le vin d’ici et l’Aude là…

le-vin-diciL’Aude, avec deux sites classés par l’Unesco, ses châteaux Cathares et plus de 50 km de plages ou de falaises sur le littoral Méditerranéen, est d’une beauté qui incite au voyage, suscite toutes sortes de vocations, provoque des réactions, force l’admiration mais  incite aussi à quelques réflexions…

La première conduit d’abord a regretter le fait que l’Aude soit le pays de l’industrie perdue, celui des unités de cuirs disparues et des « FORMICA » passés en l’espace de 30 ans dans la cité des trois Quilles de la prospérité au néant.

C’est encore en haute vallée que le règne des chapeaux s’est envolé et que la lutte menée pour Myrys à cessé tout comme au cœur de la montagne noire pour la mine d’or abandonnée.

La réflexion peut nous mener aussi à constater  que nous sommes au pays du tourisme tombé du ciel dont on profite sans le vouloir et qui pourrait même parfois un peu nous agacer.

Être Audois peut mener également à la frustration d’être aussi proche de la mer sans être totalement marin et d’être si près des montagnes sans être vraiment montagnard.

L’Aude est le pays des rugbys, celui des Spanguero et Codor qui se joue à 15 de Quillan à Narbonne en passant par Carcassonne  mais aussi celui de Pipette et consors qui se joue à 13 du stade du Moulin à la Pépinière en passant par Limoux qui, emmené par Mickael Murcia, fut  sacré champion de France en 2016 à Albi quand le Racing 92 de Dan Carter devenait champion à 15 en battant Toulon au camp nou de Barcelone…

L’Aude est le pays des « gavach » qui est un nom qui ne signifie rien si ce n’est « les autres » et en l’occurrence pour ce qui nous concerne ceux qui ne sont pas Catalans…

Et pourtant dans ce pays, faible maillon central de notre Occitanie posée entre Toulouse et Montpellier sous le soleil et le vent qui le caractérisent, la Cité pourrait encore tenir le siège entourée qu’elle est des fruits de notre terre, des semences du Lauragais, de la vigne et des oliviers.

Dans ce département agricole et rural, malgré la crise, le vin est encore partout et c’est bien a travers lui que nous devons lutter contre la resignation en nous dépliant pour transmettre notre culture et valoriser ce que nous avons de meilleur.

Cela inspire le respect et suggère le plaisir à ceux qui savent y goûter ou qui ont bien compris que chez nous, ce qu’on ne peux pas éviter, il est préférable de le vouloir.

Vouloir aimer le vin, le terroir d’où il vient, distinguer le Cabardès de la Malepère, la Clape de Fitou, les Corbières de Limoux et le Minervois de la Livinière…c’est la nécessaire recherche actuelle de notre identité perdue qui mérite d’être défendue.

On dit que sur la langue, le vin de l’Aude parle mais quand on connait le terroir d’ou il vient, il ne parle plus, il raconte une histoire, notre histoire.

Pour les Audois, le vin est senti comme un bien qui nous est propre au même titre, pour les Français, que notre culture et nos 360 espèces de fromages dont nous sommes également très fiers notamment parce que les fromages accompagnent parfaitement nos rouges breuvages ensoleillés…

Le vin est effectivement en France une boisson-étendard plus encore vu d’ici que le lait de la vache hollandaise ou que le thé si cher aux sujets de sa majesté mais le vin de nos appellations protégées audoises, issu de la cooperation ou de nos caves particulières, recèle une profondeur particulière.

Mon enracinement audois me pousse à le dire : notre attachement viscéral  à la vigne et aux vins ne résulte pas forcément du prestige dont ils jouissent qui est encore bien inférieur, faut-il le reconnaître, à celui des grands crus Bordelais et des Clos de Bourgogne.

La vérité est que le vin a toujours eu chez nous une profonde dimension politique qui a même fait souffler en 1907 le vent de la révolte et couler le sang de nos aïeux.

Plus récemment encore, le 4 Mars 1976 à Montredon-Corbières, sont morts le même jour un vigneron d’une balle en plein front qui défendait son travail, sa terre, sa famille, sa vie, son pays d’oc et de la même façon un policier qui est tombé pour un motif qu’il croyait tout aussi noble, la défense de l’ordre pour protéger la dignité, la justice et la Fraternité Républicaine…

Ainsi, pourvu que nous sachions transmettre nos traditions tout en empruntant le chemin du partage et de la modernité, nous sommes convaincus ici qu’après la pluie viendra le soleil et qu’au fond, nous avons tellement de passé avec nos vignerons que nous ne pouvons avoir avec le vin qu’énormément d’avenir.

Comment ne pas espérer en l’avenir de notre vin décrit par l’ancien testament comme ayant été créé dès le commencement pour le bonheur des hommes ou par le Talmud qui affirme qu’il n’y a pas de joie sans vin…

C’est probablement dans l’Aude qu’Homère a réalisé que la flamme de l’esprit s’allumait au fond des flacons et qu’il est venu à l’esprit de Pline l’Ancien le fait que l’homme doit au vin d’être le seul animal à boire sans soif.

En ces temps particuliers où les gens ont tendance à se replier sur eux même, nous devons, imprégnés de notre passé, nous engager dans l’avenir avec audace et humanité.

Nous devons croire tout simplement au miracle du vin qui doit refaire de l’homme ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : l’ami de l’homme.

Victor Hugo ne se trompait pas en disant que Dieu n’avait fait que l’eau mais l’homme, un Audois sans doute, a fait le vin.

La preuve, ce vin qui est devenu un professeur de gout, libérateur de l’esprit et illuminateur de l’intelligence nous a donné notamment Fabre d’Eglantine, Achille Mir, Joé Bousquet, Joseph Delteil ou encore Charles Cros, Paul Sabatier, Armand Barbès et plus récemment dans le domaine de la cuisine Prosper Montagné ou Gilles Goujon…

Dans l’Aude, on a eu les Châteaux d’Aramon du nom du cépage que nous avons su rendre le plus généreux du Monde et même si nous ne sommes pas riches aujourd’hui, on est heureux de travailler nos vins pour les améliorer et les faire connaitre car on croit que le bonheur vient aux hommes qui naissent où l’on trouve de bons vins.

De grâce, ne m’en veuillez pas d’exagérer un peu mais je voulais juste souffler sur quelques lueurs pour essayer de faire briller de la bonne lumière et éclairer ce Département qui est le mien auquel je voudrai modestement rendre ce qu’il m’a donné en m’engageant en conscience, cette conscience qui est un trait-d’union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre hier et demain pour que mon païs survive à ce qu’il a toujours été..

Franck ALBERTI

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Vidéo protection : arrêtons le cinéma

video-surveillanceDeux faits divers qui se sont déroulés à Trèbes (11) ces dernières semaines m’amènent à (me) poser la question de l’utilité et de l’efficacité des systèmes de vidéos surveillance qui fleurissent de plus en plus dans nos villes et nos villages.

Découvrant un matin sa voiture emboutie alors qu’elle avait passé la nuit stationnée sous le champ de la caméra de protection voisine, un citoyen Trebéen, qui a déposé plainte, a eu la consolation d’imaginer (pour l’instant en vain) que l’auteur des dégâts serait interpellé et condamné à l’indemniser…

De la même façon, sous le champ des caméras placées aux abords du pont d’Aude, on a pu constater récemment la détérioration d’un immeuble qui, même s’il s’agit du siège départemental du Front National dont on peut combattre sur le fond les idées sans pour autant se fourvoyer à dégrader la façade, ne permettra pas aux auteurs de l’infraction d’invoquer une excuse de provocation ou une légitime défense pour éviter une nécessaire et incontournable condamnation qui pour l’instant se fait attendre…

Par les temps qui courent, une large majorité de citoyens approuvent pourtant l’installation dans nos villes de caméras destinées à la vidéo-surveillance car elles seraient dissuasives pour les délinquants et faciliteraient à posteriori la résolution des enquêtes policières.

Ces deux arguments qui plaident pour notre sécurité conduisent à admettre une atteinte à nos libertés individuelles et on entend régulièrement, comme si l’intrusion dans la vie privée était une menace mineure : « Etre filmé ne me dérange pas car je n’ai rien à me reprocher.. »

Mais la vidéo-surveillance devenue vidéo-protection pour être mieux vendue pourra t-elle devenir vidéo-tranquillité ?

Manifestement non.

Au delà de l’aspect « couteux » non seulement de l’installation de caméras mais également de leur fonctionnement et de leur maintenance, il semble que toutes les études sur le sujet tendent à démontrer que l’impact en terme de dissuasion sur les délinquants de rue est très faible voir nul.

Aussi, il y a lieu de se demander si le budget ne serait pas mieux employé à combattre les causes de la délinquance et notamment en présence humaine avec le renforcement des éducateurs et des rangs de la Police Municipale…

Ceci étant dit, comme le vin qu’il faut boire lorsqu’il est tiré, quand les caméras sont installées, il reste à visionner les images surtout si elles sont enregistrées…

En effet, pour admettre l’aspect liberticide de l’usage des images qui peut même être de nature à remettre en question le principe de la présomption d’innocence, il ne nous reste plus qu’à nous satisfaire de l’aspect « facilitateur » des caméras dans la résolution des enquêtes qui  devrait permettre de confondre le coupable après son méfait.

A cet égard, s’agissant de protection, force est de constater que les images de vidéos « protection » des innombrables caméras de la ville de Nice n’ont malheureusement permis le 14 Juillet dernier que de faire une reconstitution macabre des événements.

Mais pour cela, encore faut-il que les scènes en litige puissent être exploitées par un visionnage à posteriori dans le temps de l’autorisation de conservation des images enregistrées dont on sait qu’il est plus long lorsqu’une plainte a été déposée…

En effet, à Trèbes, l’orthographe bien particulière de la « hord(e) » de tagueurs constitue un élément qui facilitera l’enquête mais les caméras, qui n’ont curieusement pas dissuadé les antis-FN, devraient maintenant faciliter leur identification par le simple examen des images enregistrées.

En effet, si les caméras ne sont manifestement pas dissuasives et à telle enseigne peu protectrice, elles doivent toutefois faciliter le travail des forces de police et c’est la seule chose qui puisse nous faire accepter l’atteinte portée au droit à l’image et à la liberté de nos vies privées.

En parlant de droit, les citoyens bénéficient de celui qui consiste à voir les images lorsqu’ils sont concernés et il est nécessaire que celui ci soit respecté ne serait ce que pour éviter de laisser imaginer que certaines personnes peuvent passer entre les pixels de la caméra ou presque pire, à ce prix, que ces dernières ne fonctionnent pas…

Alors, pour éviter les rumeurs et le scandale de l’inefficacité, de l’inutilité et du gaspillage, arrêtons le cinéma, ouvrons les yeux et demandons à voir les images qui doivent permettre d’arrêter les acteurs de notre grandissante délinquance locale…

Franck ALBERTI

NB : le droit d’accès aux images peut toutefois être refusé pour des motifs tenant à la sûreté de l’État, à la défense, à la sécurité publique, en cas d’instruction judiciaire ou pour protéger le secret de la vie privée de tierces personnes.

De Charlie à Nice…Et après ?

Après 8 mois d’état d’urgence dont le Président annonçait hier la fin avant de décréter aujourd’hui comme un leurre son renouvellement…

Après un EURO de foot de tous les dangers que ces lâches djihadistes ont finalement épargné comme pour nous signifier qu’ils maîtrisent cette guerre en frappant aveuglément quand ils veulent et où ils veulent…

Après la fatigue accumulée de nos forces de l’ordre aujourd’hui exténuées auxquelles on annonce une assistance au moyen du rappel des réservistes qui caractérise notre faiblesse dans le cadre d’une guerre contre la barbarie pour laquelle nous ne sommes pas prêts…

Le terrorisme a encore frappé à Nice le 14 juillet, dévastant à nouveau la France le jour de notre fête Nationale, comme pour réfuter et piétiner encore davantage notre capacité à l’union et à la solidarité dans la célébration des valeurs de notre beau pays qui s’inscrivent contre l’obscurantisme…

Après l’émotion qui s’empare de nous, la colère et l’incompréhension nous envahissent…

Après ce besoin d’exprimer nos sentiments qui conduit à créer un filtre « drapeau » sur Facebook ou à rendre hommage aux victimes et à leurs familles en 200 caractères sur tweeter,  on tente de partager leurs souffrances qui en fait ne se partagent pas. On essaye juste de les comprendre et on n’y parvient pas car ces souffrances sont uniques, elle sont justes visibles dans leurs yeux, enfouies sous leurs peaux, présentes à jamais dans leurs cœurs…

Après cette incompréhension qui nous ébranle, on se laisse aller à souhaiter la mort de je ne sais qui au nom de je ne sais plus quoi et dans le meilleur des cas, on parvient de justesse à endiguer cette envie irrépressible de l’écrire et de le crier …

Après que nos politiques se soient déchirés à la télévision, on s’apaise (ou pas) en écoutant les discours de nos dirigeants et en regardant s’illuminer des bâtiments publics aux couleurs de la France jusqu’à la prochaine attaque…et après ?

Il est temps que l’Etat engage les véritables moyens requis pour lutter efficacement mais cette guerre implique aussi, pour être gagnée, l’engagement permanent et sans faille de tous ceux qui, quelles que soient leurs nationalités et leurs origines, souffrent des blessures de notre pays et dénoncent l’inhumanité de ceux qui les infligent…

Revoltons nous en premier lieu contre l’impuissance et menons le combat contre la barbarie en nous efforçant de reconnaître nos ennemis, c’est à cette condition que nous parviendrons a nous protéger en préservant nos valeurs et notre civilisation.

Il fallait sauver le soldat P. ADROIT…

Nous avons été ravis d’apprendre l’embauche de Jacqueline RIGAUD-BONNET à la Mairie de TREBES pour intégrer le service communication.

Elle a, durant quelques années, arpenté les rues de Trèbes et mis sa plume au service des lecteurs en qualité de correspondante locale du quotidien l’Indépendant.

Jacqueline RIGAUD BONNET a récemment su séduire, d’une part le groupe la Dépêche qui était disposé à la conserver comme unique correspondante Trébéenne pour les trois journaux, et d’autre part la Mairie de Trèbes qui a finalement su la convaincre d’accepter de convertir son regard pour ne plus regarder désormais que par la lorgnette municipale.

Nous lui souhaitons de belles aventures sous cette nouvelle étiquette et nous saluons également le caractère humanitaire de cette initiative qui aura permis de sauver le soldat Pierre ADROIT qui « devrait » rester du coup, par défaut, l’heureux correspondant des trois journaux à Trèbes.

Qu’on se le dise.

Franck Alberti

L’heure de la transition a sonné.

A l’image du coq qui chante dès la fin de la nuit pour annoncer la lumière du jour, essayons de nous libérer pour dire haut et fort autour de nous que nous sommes manifestement tombés au plus bas à la fin d’un cycle et que nous devons être des « veilleurs » à l’heure de la transition.

Un veilleur, ce n’est pas uniquement celui qui ne dort pas, être veilleur, c’est être le témoin du jour qui se lève pour dire aux dormeurs, à ceux qui attendent comme à ceux qui n’attendent plus rien, qu’un autre temps est arrivé et qu’il faut reprendre espoir en convertissant nos regards sur les choses pour faire évoluer notre société.

Cela fait des années que je m’y attends et que je m’y prépare mais il n’est pas aisé de parler d’une situation que nous subissons depuis tant d’années et dont la fin était il y a quelques mois encore difficile à imaginer.

« des citoyens avides d’une véritable évolution »

La défiance à l’égard des partis politiques traditionnels atteint pourtant son paroxysme, la tentation de rallier les extrêmes et les menaces qu’elles recèlent n’ont jamais été aussi fortes, la volonté de changer nos dirigeants « de métiers » par des femmes et des hommes politiques issus de la société civile s’engageant pour consacrer une période limitée de leur vie à servir l’intérêt collectif est devenue une évidence pour de plus en plus de citoyens avides d’une véritable évolution pour notre pays et non plus simplement d’une alternance entre le pareil et le même…

Nous avons trop longtemps cédé à cette idée selon laquelle ce dont on ne pouvait parler, il fallait le taire.

Cette affirmation quelque peu lapidaire stigmatise la difficulté réelle que nous avons à exprimer par des mots ce que notre esprit peut concevoir et met en évidence la pauvreté du langage face à la richesse de la pensée humaine.

Malheureusement, ce sont les promoteurs du racisme et de la haine qui sont parvenus les premiers à prononcer les mots qui exacerbent nos plus viles pensées pour essayer de convaincre, en vue d’accéder au pouvoir, qu’ils ont plus consistant à nous proposer que leurs idées brunes alors que leurs solutions qui relèvent du fantasme sont pires que les maux à combattre.

« le malaise est si grand qu’il force à la parole et à l’action »

Mais aujourd’hui ça suffit, le malaise est si grand qu’il force à la parole et à l’action tous ceux qui ont encore la force de résister à la tentation fatale du FN et à sa batterie de solutions inapplicables qui sonneraient le glas de notre République.

Il faut donc s’efforcer d’être acteur, de passer du « c’est pas ma faute » à « je fais ma part » et prendre nos responsabilités car tout ce qui est concevable est réalisable.

Même si cela est un signe, il ne s’agit pas uniquement de se réunir tous les soirs sans savoir forcément pourquoi y compris sur la Place de la République dont on a trop longtemps piétiné les valeurs mais de nous recentrer d’abord sur ce que nous ne voulons plus qui provoque le malaise collectif au sein de tous les carcans à droite comme à gauche.

Nous remettre en question et transformer notre façon de penser doit nous amener à déterminer les bases de notre engagement dans la construction de ce nouvel édifice qui doit nous mettre à l’abri des tentations barbares et garantir par un nouveau partage nos intérêts communs pour les années à venir.

Le socle qui doit supporter cet engagement doit encore et toujours être soutenu par les trois piliers de notre République auxquels la Révolution Française a donné le jour représentant ces trois valeurs qui sont gravées dans le marbre des frontispices de toutes les Mairies de France : LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE.

« réhabiliter les valeurs de notre République comme base du nouveau partage »

Et si, dans notre France d’aujourd’hui où l’économie, la sécurité, l’éducation et la laïcité sont en danger, nous commencions par réhabiliter les valeurs de notre République comme base du nouveau partage nécessaire, comme socle de la vision pour le futur de notre pays  qui fait tant défaut à nos dirigeants actuels.

Commençons par renoncer à l’inflation législative et normative qui se borne à répondre aux circonstances et redonnons du sens aux valeurs fondatrices de la République qui doivent encore guider, comme un fil rouge, nos pensées et nos actions.

La LIBERTÉ d’abord qui définit la possibilité de réaliser tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui, ce qui implique le respect des lois et des personnes et induit le fait que les citoyens qui ont des droits ont en contrepartie des devoirs envers les autres et à l’égard de la République.

L’ÉGALITÉ ensuite entre les personnes qui n’est pas forcément une notion naturelle au sein du monde dans lequel nous vivons mais plutôt strictement issue d’une volonté politique. Cette égalité entre les citoyens implique que ces derniers puissent bénéficier des mêmes droits et qu’ils soient soumis aux mêmes devoirs de sorte qu’ils doivent être traités avec la même dignité.

Pour parvenir à mettre en oeuvre les valeurs de la République, il faut avoir le courage de croire et d’insuffler partout l’humanisme fraternel qui consiste à afficher, enseigner et pratiquer sans relâche les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité dans tous les domaines de la vie économique, politique, sociale et environnementale.

La FRATERNITÉ enfin, qui vient de frater signifiant frère mais qui fait référence plus largement aux liens qui unissent les membres d’une même famille en l’occurrence « la famille France » et, de façon encore plus large, la famille humaine dont tous les membres doivent se respecter malgré leurs différences.

Le fait que près de 80 % de la population Française ne croient plus dans ses dirigeants actuels met en évidence que la France a perdu le sens des valeurs de la République qui constituaient ses repères de sorte que l’action de nos dirigeants ne réside plus désormais qu’à consacrer leur temps à mettre en place des stratégies tendant uniquement à favoriser leur réélection et à profiter le plus longtemps possible des privilèges du pouvoir.

Ce temps est fini comme celui du clivage traditionnel « gauche/droite » qui ne signifie plus rien sauf la garantie du blocage qui persiste et conduit à la mort de nos institutions et au delà de nos espoirs en un avenir meilleur pour nos enfants.

La Fraternité ou la mort précisait la devise…

« porter aussi haut que possible les bonnes idées qui nous réunissent »

L’heure de la transition entre deux mondes a sonné et j’adhère à ce mouvement depuis le premier jour pour apporter ma pierre, comme un modeste « veilleur », à l’évolution que notre pays mérite de connaître.  Je n’hésiterai pas pour cela à transgresser les clivages et au besoin à démontrer que je suis pas ni de droite ni de gauche mais de droite et de gauche pour porter aussi haut que possible les bonnes idées qui nous réunissent et qui feront évoluer la France et les Français vers une nouvelle façon de vivre les valeurs de la République tournée vers le seul bonheur possible, celui qui résulte du fait d’agir en s’occupant des autres.

J’entends donc veiller sans répit et essayer de contribuer modestement à faire élire d’ici un peu plus d’un an en qualité de prochain Président de notre Veme République un homme d’Etat responsable issu des citoyens ou sachant se joindre à leur déjà longue marche pour relayer leurs aspirations profondes mais aussi pour leur transmettre une vision et une volonté politique reposant sur l’humanisme citoyen autour duquel ces derniers se rassembleront pour permettre à la France Républicaine de se réapproprier ses valeurs fondatrices, de se réformer pour redevenir forte et terre d’espérance.