Mon plus savoureux juron !

lorette PdMTrois générations profitaient ensemble ce matin du très beau temps pour récolter le Tempranillo et terminer les vendanges 2017 !

Associant l’état d’esprit le plus traditionnel aux ambitions les plus modernes, les gestes de base accomplis demeurent similaires à ceux qui l’ont déjà été et qui le seront encore pour tirer le meilleur de notre terroir et tâcher de faire briller notre territoire.

Etre imprégné de notre passé et en être fier est une chose, s’évertuer à transmettre en est une autre, pleine de sens, consistant à ne jamais cesser de tirer des traits d’union entre ce qui a été et ce qui sera comme autant de ponts jetés entre hier et demain pour que notre païs survive à ce qu’il a toujours été et prenne son envol.

C’est peut être cela la seule raison d’être du Putain de Moine :  elle tient moins à son goût qu’à sa dimension symbolique qui a fait divaguer l’expression favorite de l’arrière grand-mère jusqu’à devenir mon plus savoureux juron, fruit de la terre et de mes illusions, vendangé aujourd’hui par l’arrière petite fille qui, peut être, l’élaborera en l’améliorant demain avant de transmettre à son tour.

Qu’il en soit ainsi !

 

 

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La Fayette nous voilà !

En ce lendemain de fête nationale, il faut admettre que ce fut un bel hommage à l’amitié franco-americaine que celui rendu sur les Champs Élysées par le President Macron qui fit remarquer, avec beaucoup de tolerance dans un contexte relationnel particulier, que la présence du président américain était le signe entre nos peuples d’une amitié qui traverse le temps, guidés que nous sommes les uns et les autres par des textes fondateurs jumeaux.

En effet, parce qu’il est toujours préférable d’essayer de donner un sens à chaque chose, qui mieux que le marquis de La Fayette peut symboliser ce héros de nos deux mondes et incarner cet amour de la liberté partagée par la France et les États-Unis qui lui fit respecter toute sa vie cet engagement formidable : « aucun obstacle, aucun mécompte, aucun chagrin ne me détourne ou me ralentit dans le but unique de ma vie : le bien être de tous et la liberté partout ».

Lié fraternellement à Benjamin Franklin et au Général Washington dont il intégra l’état major avant de devenir lui même Major Général de l’armée américaine, il constitua avec eux les figures de l’indépendance pour laquelle il avait pris fait et cause.

Rentré en France, au lendemain de la prise de la Bastille le 14 juillet, il se fit nommer commandant de la Garde Nationale chargé d’assurer l’ordre dans Paris et décida, il y a exactement aujourd’hui 228 ans, la destruction de la Bastille.

Il se dit que c’est aussi à lui que la France doit le rajout du blanc royal au bleu et au rouge des couleurs de Paris puis l’acceptation par le Roi dès le 17 juillet 1789 de la cocarde tricolore.

Au sein de l’Assemblée nationale constituée à la suite du serment du Jeu de Paume, il proposa le 26 août 1789, apres l’avoir inspiré avec Sieyès et Mirabeau, la premiere declaration des droits de l’homme et du citoyen largement inspirée de la déclaration d’independance des États-Unis du 4 juillet 1776.

Et c’est encore son nom que le Colonel américain Stanton invoquait le 4 Juillet 1917 à Paris sur sa tombe au cimetière Picpus où il est enterré en disant : « La Fayette nous voilà ! »

Quelles que soient les personnalités de nos Presidents respectifs dans le passé ou pour l’avenir, ces liens très forts qui nous unissent dont La Fayette est le symbole justifiaient amplement qu’Emmanuel Macron affirme hier, pour le centenaire de notre alliance dans le combat contre l’Allemagne, que rien, « rien ne nous séparera jamais des États-Unis d’Amérique ».

Le rêve du coq…

En me réveillant ce 11 juin, il m’a semblé que j’avais rêvé de coqs.

Dans mon rêve, le coq du voisin et le mien se chantaient au petit matin des ritournelles pour annoncer la résurrection quotidienne de l’astre du jour et présider à la défaite des ténèbres.

On dit que rêver d’un coq annonce souvent une bonne nouvelle et en ce jour d’élection j’en accepte volontiers l’augure…

Mais rêver d’un combat de coqs présage un conflit ou une bataille comme si, peut être ici dans l’Aude pour représenter la nation, la République En Marche allait mener le combat contre le Front National.

N’oublions pas que le coq, qui est l’emblème Français, est encore quelque chose qui nous vient de l’étranger. A l’origine, ce sont les Romains qui ont nommé l’habitant de la Gaule « Gallus » qui signifie aussi « coq ».

Jules Cesar dans sa « Guerre des Gaules » comparaît la vaillance du coq protégeant farouchement sa basse cour à la fougue des guerriers gaulois.

Mais il faudra attendre la fin du moyen âge pour voir les souverains français accepter le coq comme emblème de leur courage et de leur vigilance et c’est seulement depuis la Renaissance que le coq personnifie la Nation Française.

Pour autant, dans mon rêve, je ne jette pas la pierre au coq car au terme du combat à mort qu’il se livre avec celui du voisin, il a déjà eu la sienne, dit-on, munie d’un pouvoir merveilleux permettant d’accéder à la force de l’équilibre et de la lumière.

Cette pierre du coq, qui serait cristalline et que l’on trouverait dans les entrailles de mon pauvre animal défunt, permettrait à celui qui la possède, selon la légende, d’accéder a la lumiere et de se rectifier, c’est à dire de marcher et si possible, loi de moralisation de la vie publique oblige, de marcher droit après avoir été boiteux.

A la fin de mon rêve, je m’apprêtais donc à conseiller à toutes les femmes et à tous les hommes politiques de notre pays d’acheter un coq…

Et là, d’un coup, je réalise que cela n’est pas un rêve et qu’il me faut aller voter car comme disait Marcel Pagnol à propos d’un autre animal, quand on a commencé d’étrangler le coq,  il faut le finir !

Franck Alberti

coq lorette

 

Le train du discrédit…

plantation vigne

Dans notre département agricole et rural, la vigne et le vin forment un couple royal bien fatigué mais non encore déchu duquel il faut prendre grand soin car la crise actuelle, à l’instar de celles passées, est grave.

Alors que nous sortons d’une trop courte période favorable dont le faste n’a pas véritablement pu être réalisé ni apprécié, notre viticulture sombre à nouveau dans un nouvel abîme que nous n’avons pas su anticiper.

Après la grêle et les derniers caprices de la météo qui ont encore récemment aggravé la situation avec 60.000 hectares de vignes gelés en Occitanie dont 18.000 dans l’Aude, nos vignerons ont de multiples et véritables raisons d’être en colère.

Parmi ces raisons, il semble qu’il en existe une plus facile à combattre que les autres, celle qui consiste officiellement à essayer d’obtenir la mise en place d’une régulation européenne sur l’importation des vins pour éviter en réalité aux vins étrangers et notamment espagnols d’être parfois déloyalement vendus en France.

Ce grief, qui a figure de coupable idéal que l’on guillotine sans procès ni jugement, a conduit récemment les syndicats vignerons et leurs comités activistes à agir.

Il est évidemment toujours plus facile de désigner « l’étranger » comme le responsable de tous les maux que de lutter contre les caprices de la météo en abordant la très délicate politique assurantielle à revisiter ou le coût des personnels et des traitements impliquant une nécessaire harmonisation européenne étant précisé que dans ce domaine également, les Espagnols sont encore favorisés du fait de la physionomie de leurs territoires qui leur permet de réaliser quelques substantielles économies.

Mais, si ces raisins de la colère conduisent aujourd’hui encore à quelques actions symboliques et spectaculaires menées principalement dans le but d’obtenir quelques entretiens avec les nouvelles autorités nationales récemment nommées, il a quand même été observé, ici ou là, quelques actions « de repli » qui paraissent, à l’œil de l’observateur que je suis, particulièrement ridicules et très sûrement contre-productives.

En qualité d’Audois enraciné dans mon territoire, je veux modestement favoriser la défense de ce qui a forgé l’identité de notre département, encourager la préservation de la mémoire des 87 qui sont partis d’Argeliers au son du clairon pour donner naissance au Comité de Défense Viticole et encore celle des 80.000 manifestants qui se sont réunis le 5 Mai 1907 à Narbonne avec parmi eux les figures emblématiques d’Ernest Ferroul ou de Marcelin Albert qui aurait été mieux inspiré de rentrer de Paris à cheval après avoir rencontré Clémenceau…

Cent dix ans plus tard, dans le respect de cette mémoire et de mon serment, je veux être l’ardent défenseur d’un syndicalisme actuel, responsable et constructif dont les actions sont jalonnées de symboles forts que tout un peuple peut comprendre comme il comprend que les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail et qu’il faut les aider à y parvenir.

Mais je déplore comme d’autres le manque de discernement tout comme la colère imbécile qui dénature et discrédite le cœur du combat à mener.

Je déplore les contradictions inexplicables tout comme le fait de ne pas se poser les bonnes questions et de ne jamais se remettre en cause.

Se remettre en cause, tenant l’inertie de la culture de la vigne, c’est essayer d’avoir une vision à plus long terme et s’interroger simplement par exemple sur le fait que lorsque nous avions des vins d’entrée de gamme il y a 25 ans, nous n’avions pas les marchés correspondants et pourquoi maintenant qu’il y a ces marchés, nous ne produisons plus les produits adéquats que les marchands se procurent ailleurs…

L’Aude est-elle vouée à être systématiquement en décalage avec son temps ?

Se poser les bonnes questions, c’est se demander par exemple le sens que peut avoir le fait de dénigrer l’Europe au point de vouloir en sortir sans même réaliser qu’elle a vocation à nous apporter plus que ce qu’elle semble nous enlever, pourvu que l’on s’attache dans  l’avenir à modifier certaines de ses règles ?

Mais il y a plus grave !

Comment justifier en effet que dans la nuit du 23 au 24 Mai dernier à Trèbes (11), chez un négociant plutôt connu pour avoir sans cesse depuis des lustres soutenu les producteurs Languedociens, plusieurs wagons contenant des milliers d’hectolitres de vin ont été vidés dans la nature au nom de la lutte contre les vins espagnols ou, dit en des termes plus politiquement corrects, dans le but d’obtenir la mise en place d’une régulation européenne sur l’importation des vins.

On a déjà vu meilleure entrée en matière pour donner envie de discuter et de construire…

Mais au-delà, comment éviter le discrédit rédhibitoire en constatant que cette production sacrifiée au nom de la colère contre les vins étrangers pourrait avoir conduit en réalité à la disparition insensée de plus de 3.000 hectolitres de bons vins de nos terroirs languedociens et audois, soit l’équivalent de plus de 400.000 bouteilles…

Il y a parfois des coupables présumés qui sont en réalité des innocents faisant l’objet de sacrifices expiatoires et en même temps des imbéciles avérés qui ne comprennent pas que couper les dernières branches auxquelles nous sommes accrochés conduit irrémédiablement à tomber en s’écrasant comme des m….. tout en distillant une odeur nauséabonde de nature à dissuader pour longtemps nos autorités à risquer une discussion nécessairement vouée à l’échec.

De surcroît, quand tous les négociants qui jouent le jeu de notre région auront disparu, il ne restera fatalement plus que ceux qui n’hésiteront pas à importer massivement des vins étrangers… bravo les artistes pour votre stratégie !

Quelles que soient nos souffrances et nos exaspérations, celles-ci ne donnent pas tous les droits à ceux qui démolissent en dépit du bon sens pour obtenir voix au chapitre sans savoir quoi dire et comment le dire. Cela ne donne surtout pas le droit de jeter l’opprobre et de prendre le train du discrédit jeté sur l’ensemble de la filière viticole voir au-delà sur un département tout entier dont elle est la colonne vertébrale.

Mais à la décharge des vignerons concernés et à l’instar de Clémenceau pour Marcelin Albert qui aurait mieux fait de conserver son indépendance, le plus édifiant est qu’il y a forcément quelqu’un aujourd’hui qui «paye le billet de train», manipulant la colère vigneronne pour de sombres raisons politiques et d’autres encore, tel le rapace, qui tentent de profiter de la peur de ceux qui n’ont plus de perspective pour les années à venir que celle de se laisser entraîner dans l’isolement et l’immobilisme.

A quelques jours des élections législatives, ne pas dénoncer cette situation serait en être complice et contribuer à empêcher notre territoire de prendre le train de l’avenir.

Franck Alberti

L’accent

ALARIC.jpgL’accent du pays qui est le mien, pour ne parler que de celui que je tiens, n’est pas que dans le langage, il est aussi dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui l’ont tellement qu’ils ne l’entendent même  plus…

Pour les Audois, la vigne et le vin demeurent des éléments identitaires qui racontent au travers de nos terroirs l’histoire de notre territoire mais notre accent inimitable, qui roule sur la langue en parlant de chez nous, transporte jusqu’ici même quand on est loin.

Quelqu’un a dit un jour que trimbaler son accent, c’est emporter dans le monde entier un peu de sa terre à ses souliers.

Quand on est de l’Aude, trimbaler son accent hors de nos frontières, c’est exporter un peu de sa vigne où que l’on aille et finalement, chaque fois que l’on cause, c’est encore parler de son pays en parlant d’autres choses.

Continuons à marcher…

vignes TS

J’ai fait partie de ceux qui déploraient, depuis de nombreuses années, le fait que notre pays était bloqué.

L’idée du nécessaire déverrouillage de notre société a présidé à mes premiers engagements politiques avant même qu’il en soit l’heure et c’est naturellement, dès l’origine du mouvement, que j’ai rejoint « En Marche » avec enthousiasme pour relayer autour de moi les premières inspirations d’Emmanuel MACRON, révolutionnaires mais constructives tant sur la forme que sur le fond, permettant à nouveau d’espérer dans l’avenir et donnant envie, au-delà des logiques partisanes, de faire sa part dans le cadre d’une aventure collective destinée à transformer ensemble notre pays.

J’ai décidé de marcher depuis le premier jour pour inviter les citoyens Audois à marcher avec nous et contribuer à faire élire Emmanuel MACRON comme notre nouveau Président de la République pour le quinquennat à venir.

Voilà qui est fait au terme d’un combat rude et douloureux, mais tellement empreint d’espérance au soir du 7 Mai 2017.

Nous espérons en effet que notre Président aura la capacité à redonner à chacun une perspective à l’aube de cette nouvelle époque qui s’ouvre au moyen d’un processus démocratique renouvelé et d’un programme audacieux permettant à la fois de libérer et de protéger tous les citoyens.

Il faudrait que nous puissions croire également au retour de la confiance et de l’enthousiasme de ceux qui aspirent désormais, dans le cadre d’un nouveau partage, juste et équilibré, à se rassembler autour de projets d’intérêts communs et à dépasser le cadre étriqué des partis qui ne servent, dans une alternance devenue stérile et symbole d’immobilisme, que les intérêts de certains au détriment de ceux des autres.

Mais cette transformation de notre pays qu’Emmanuel MACRON propose de réaliser ne sera possible que si nous disposons d’une majorité de députés à l’Assemblée Nationale clairs et nets dans leurs engagements et d’autant de fiables et solides relais au sein des départements capables d’aider les citoyens à convertir leurs regards sur la politique pour que nous puissions nous réconcilier et parvenir ensemble, du plus profond de nos territoires, à transformer notre pays.

Pour que cette transformation s’opère, le premier chantier est celui du renouveau démocratique et politique, au travers des femmes et des hommes qui s’engagent dans notre pays au service des intérêts de chacun.

Si cet ouvrage fondamental est correctement réalisé, en souhaitant que les intérêts particuliers contrariés n’affectent pas trop la recherche de l’intérêt collectif, il favorisera la réussite de tous les autres chantiers.

Il est un impératif en cette période de transition, surtout ne pas s’arrêter de marcher sous peine de s’immobiliser.

Une fois notre démocratie rénovée, la moralisation de la vie politique, à laquelle les candidats en partie investis hier par la République En Marche devront participer, sera de nature à nous redonner non seulement confiance dans l’engagement des femmes et des hommes politiques de notre pays mais également espoir dans leur capacité à réformer notre société dans le respect des valeurs de notre république.

Mais s’engager dans le cadre des élections législatives, pour nos candidats fraîchement désignés, c’est aussi et surtout aimer leur territoire pour bien le représenter et connaître ceux qui le peuplent pour mieux les servir.

Il faut aimer l’Aude pour son histoire,  l’aimer pour sa géographie, aimer ce département pour ses racines et pour l’avenir qu’on doit ensemble lui préparer.

Magnifiquement situé au Centre de la région Occitanie, entre Gascogne et Méditerranée, entre les Cévennes et les Pyrénées, notre département représente superbement, au point de vue territorial, la synthèse de la France.

En effet, dans l’étroitesse de ses frontières, l’Aude, que Jean Girou a fidèlement et fièrement décrit, nous offre le désert et la plaine, les causses et les coteaux, les landes et les forêts, la montagne et la mer et donc, pour ainsi dire, dans cet espace restreint, le résumé du paysage Français.

L’Aude est pays du cyprès et de l’olivier, mais aussi du sapin et du mélèze, un pays de blé, un pays de vignes bien sur.

L’Aude est un pays de vents aux souffles alternés, du cers vif et froid qui descend du Nord et du marin épais, chaud et humide qui vient d’Espagne.

Comme l’Aude possède tous les paysages, il possède aussi tous les climats, tous les fruits, toutes les fleurs, toutes les chasses, du sanglier à l’Isard en passant par le lièvre et toutes les pèches aussi…

L’Aude est un microcosme tel que s’il ne fallait garder de la France qu’un seul département comme échantillon, ce serait l’Aude qu’on choisirait car on pourrait, avec facilité, recomposer toute la France.

L’Aude est un paradis mais les gens qui le peuplent ne le savent pas toujours.

Avec ses sites classés, sa Cité désormais Grand Site, le canal du midi, ses châteaux cathares ou « sentinelles de montagne » et plus de 50 km de plages ou de falaises sur le littoral méditerranéen, notre département est d’une beauté qui incite à la découverte, suscite toutes sortes de vocations, force parfois l’admiration et incite aussi à quelques réflexions mais jamais, ne laisse indifférent.

Notre fierté d’être Audois, on doit  la partager et les candidats de la République En Marche, ainsi que ceux qui seront animés des mêmes intentions, doivent continuer à marcher et à agir sans cesse pour tenter de rapprocher les gens, pour rassembler les Audois autour de la nécessaire démarche qui consiste, dans l’intérêt de tous, à mettre en avant tous les trésors que notre territoire recèle, les produits de nos terroirs, ses sites touristiques que nous avons sous les yeux et dont nous cessons parfois de réaliser l’importance et l’ampleur…

Mais comprendre notre département et le servir ne réside pas uniquement dans l’acte de mettre en évidence ce qui éblouit et qui marche déjà,  c’est aussi et surtout déceler toutes les beautés cachées de cette terre d’Aude, aller à la rencontre de tous ses habitants puis découvrir et promouvoir ses  autres sites remarquables et ses Espaces Naturels Sensibles dont encore trop peu de gens ne soupçonnent l’existence.

Faire politique et servir notre département et ses habitants impliquent pour nos candidats qui marchent désormais vers l’Assemblée Nationale de prendre le temps de poser le regard sur ce qui fait  l’histoire de notre territoire, ses traditions et sa personnalité, ce que le voyageur ignore mais que nos représentants doivent connaître et à leur tour transmettre.

Nous devons être incités à nous ouvrir aux autres et à faire découvrir cette terre riche d’histoire, de civilisation, de beauté et d’art mais qui fait encore figure de « terre inconnue » comme un faible maillon central de notre Occitanie qui serait posé là, sur « la route du peuple », entre Toulouse et Montpellier sous le soleil et le vent qui le sèchent et le caractérisent.

Rien n’est plus puissant qu’une idée quand son heure est venue et l’offre politique qui convient le mieux à notre département est bien celle proposée par Emmanuel MACRON .

Elle doit être mise en œuvre par son gouvernement et sérieusement relayée bientôt par nos futurs députés de cette République qui Marche pour favoriser l’ouverture et l’esprit de conquête pouvant tout aussi bien préparer et pousser un gars ou une fille de chez nous à partir à l’assaut du monde entier que les inciter à rester ou à revenir dans l’Aude pour y réussir leur vie.

Pour cela, nos représentants à l’Assemblée Nationale que nous devons encourager devront en permanence travailler pour déverrouiller notre territoire,  guérir le syndrome du pouvoir accaparé qui conduit à l’immobilisme et dans cette ère de tous les dangers qui débute, en cette époque de toutes les transitions, ils devront se consacrer à rechercher ce qui est juste et dépasser les clivages.

Leur action devra permettre à notre territoire de parvenir à tourner la page des 30 dernières années et à glisser sous ses doigts celle de l’avenir, ce qui implique qu’il devienne de plus en plus attrayant pour toutes sortes d’initiatives et que le numérique via le haut débit puisse accompagner chacune d’elles pour rendre la ruralité au monde qui l’entoure tout en préservant son authenticité. Tel est le véritable défi à relever.

Dans 5 ans, au bénéfice de l’action de nos représentants, nous ne devrons plus parler de la France rurale comme d’un territoire délaissé.

Mais au-delà de la nécessaire ouverture vers l’entreprise et l’innovation, notre département et plus spécialement la 1ere circonscription de l’Aude, qui s’étend des frontières du Tarn à celles des Pyrénées Orientales, en passant par la Montagne Noire, la Cité de Carcassonne, le Lézignanais, l’Ouveillanais et le Ginestacois, est particulièrement marquée par la viticulture au soutien de laquelle nos candidats futurs députés devront sans relâche s’inscrire.

En effet, dans notre département agricole et rural, la vigne est une reine fatiguée mais non encore déchue à laquelle il faut prendre garde car la crise actuelle, à l’instar de celles passées, est grave.

Malgré les caprices de la météo qui ont encore récemment aggravé la situation de nos viticulteurs dans les jours qui ont précédé le premier tour de l’élection présidentielle, ce qui pose notamment la question du nécessaire changement de la politique assurantielle, le vin est encore partout chez nous et c’est bien d’abord à travers lui et pour lui que nous devons lutter contre la résignation en nous tournant vers l’extérieur pour transmettre notre culture et valoriser ce que nous avons de meilleur.

Pour les audois, le vin demeure un élément identitaire et tout comme l’accent inimitable qui parle de chez nous lorsqu’il roule sur la langue, le vin de l’Aude parle aussi et lorsqu’on connait le terroir d’où il vient, il ne parle plus, il raconte une histoire, notre histoire.

Au-delà de notre histoire, notre avenir avec la viticulture ne se borne pas, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, au rayonnement de quelques domaines étendards viti-aeno touristiques qui sont devenus néanmoins de magnifiques vitrines dont on peut être fiers.

L’avenir viticole de notre département réside au moins autant si ce n’est plus dans le maintien des vins et des cépages qui lui ressemblent issus de nos caves particulières et de la coopération qui jalonnent nos riches et divers terroirs qui ont fait et qui feront encore, j’en suis persuadé, la profondeur, la personnalité et la renommée de notre viticulture.

Notre département a tellement de passé avec nos vignerons que nous ne pouvons avoir avec le vin qu’énormément d’avenir et en ces temps particuliers où les gens ont tendance à se replier sur eux-mêmes, nous devons, imprégnés de notre passé, nous engager dans l’avenir avec audace et humanité.

L’audace, c’est s’évertuer à convertir les risques en opportunités, c’est faire de notre département non pas le maillon faible mais le maillon central de l’Occitanie, c’est allier le plus traditionnel avec le plus moderne, c’est développer l’économie et les infrastructures, mettre en œuvre des projets qui marchent, miser sur le numérique, éclairer et faire briller notre territoire dans le monde entier, prendre conscience de ce que nous avons ici, en être fier tout en acceptant de transmettre, créer des liens entre la ville et la ruralité, faire rentrer la viticulture dans nos cités et exporter le tourisme dans nos campagnes en ne cessant pas de tirer des traits d’union entre ce qui a été et ce qui sera, comme autant de ponts jetés entre hier et demain pour que notre païs survive à ce qu’il a toujours été et prenne son envol.

L’humanité qui doit accompagner le tout, c’est reconquérir la joie de vivre, c’est inventer entre nous de nouveaux sujets de connivence et de confiance qui vont nous animer et que l’on va ramener dans les espaces publics qu’ils ont peu à peu désertés.

L’humanité,  c’est faire politique sans être gêné de dire que cet engagement est d’abord un acte affectif très fort qui tend à rapprocher les gens et qui ne peut plus être réduit à la cause partisane.

L’humanité, c’est ce qui nous caractérise et qui peut vous inciter, citoyens audois, à vous hâter dès à présent de vous ouvrir vers les autres avec le dessein de transmettre, pour un avenir meilleur, votre part de rébellion et de bienfaisance.

L’humanité, c’est aspirer à sortir du marasme dans lequel nous sommes enfermés sans se diriger vers un vote extrême pour un parti qui se nourrit de nos difficultés, mais au contraire en établissant enfin, sans en avoir honte, une représentation sociale positive de la fraternité.

Les candidats de cette République qui Marche ont besoin de nous pour que ce projet devienne réalité, Ils auront encore besoin de nous pour libérer notre pays et pour que leur engagement en qualité de députés puisse contribuer à nous rapprocher et qu’ils puissent ainsi continuer à se procurer, dans le cadre du mandat que nous devons leur confier, le seul bonheur qui existe et que je leur souhaite, celui qui résulte du fait de s’occuper des autres.

Pour ma part, en cette période de transition et de rénovation de la République où nous essuyons nécessairement les plâtres, j’ai décidé de persévérer et de continuer à faire modestement ma part dans l’intérêt de mon territoire et de ceux qui le peuplent…

Alors citoyens Audois, sans boiter,  sans état d’âme… continuons à marcher.

Franck ALBERTI

Charpenté, avec du corps et des jambes…

2016-04-24 16.51.24

 A une amie qui me demande de lui donner une bonne raison de voter pour Emmanuel MACRON au second tour de l’élection présidentielle et pas seulement contre le FN… je réponds que le programme d’Emmanuel  MACRON est comme les bons vins qu’elle sert sur son comptoir pour nous mettre en appétit et nous permettre de refaire le monde en attendant qu’une place à table se libère pour le  repas.

Il est charpenté, avec du corps et des jambes…

***

Je te dis d’abord que tu te trouves, comme bon nombre d’autres citoyens français, déboussolée voir bloquée au regard de ce qui se trame comme l’est aussi notre système politique du fait d’une alternance menteuse, assénée depuis tant d’années, et qui ne nous présente plus le moindre changement.

Au contraire, ce changement promis et non avenu constituait le fonds de commerce des partis politiques classiques comportant deux établissements, la majorité et l’opposition exploités par chacun d’eux en alternance, ce qui eu pour effet de plonger les Français dans le marasme qu’ils ne supportent plus aujourd’hui.

Cette alternance du pareil au même est devenue le symbole de l’immobilisme incarné par les partis de gouvernement classiques qui, dans l’escalier de l’histoire politique de notre pays, ont manifestement raté une marche.

La question à laquelle répond en premier lieu le vote pour EM est : comment sauver la France d’une Présidence extrémiste et d’une révolution violente ?

Pour y parvenir, il faut s’efforcer de changer d’humeur et de vouloir être optimiste, reprendre espoir dans l’avenir, espoir dans la jeunesse, espoir dans un homme et une équipe qui comprend notre monde et ce qu’il va devenir et qui a su, en une année, imposer aux carcans politiques une nécessaire remise en question et placer les Français en situation de redresser la tête.

Je te dis ensuite, parce que je sais que tu y seras sensible, que le projet est charpenté par un des grands chantiers qu’Emmanuel MACRON propose dans le cadre de son contrat avec la nation qui porte sur le nécessaire renouveau démocratique.

Depuis le début de sa démarche et même avant sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, il a eu une volonté forte de rénover notre démocratie et d’impliquer les citoyens pour inciter le plus grand nombre à faire leur part dans la vie politique de notre pays.

C’est le chantier transversal et permanent que l’on retrouve dans le programme d’Emmanuel MACRON et qui a été mis en marche dès l’origine du mouvement par la consultation du peuple, la constitution de comités qui ont travaillé et suggéré des idées qui font aujourd’hui partie du programme proposé aux français.

Le renouveau démocratique, c’est aussi dorénavant mettre en vigueur le non-cumul des mandats de nos élus dans le temps, réduire le nombre de parlementaires et introduire une dose de proportionnelle au Parlement, clarifier les rémunérations des élus, exiger la probité des femmes et des hommes politiques, encourager la parité.

Telle est la charpente du projet d’Emmanuel MACRON qui est de bonne constitution et qui ouvre une belle perspective sinon de vieillissement à tout le moins de pérennité.

Je te dis également que ce projet a du corps et qu’il n’y a rien qui puisse te nuire bien au contraire.

Même si tu ne fais pas partie des plus défavorisées, loin s’en faut, tu ne peux pas contester la nécessité des actions prévues qui consistent à faire plus dans notre société pour ceux qui ont moins à savoir :

  • Augmenter le minimum vieillesse et l’allocation handicapé de 100 € par mois
  • Débloquer un 13eme mois pour les salariés au SMIC en supprimant les cotisations salariales
  • Rendre l’assurance chômage universelle accessible aux salariés mais également aux indépendants pour protéger chacun dans leurs carrières et leurs initiatives
  • Mobiliser plus de moyens dans les zones d’éducation prioritaire
  • Doubler le nombre de maisons de santé pour lutter contre les déserts médicaux, prendre en charge à 100 % les frais de lunette ainsi que de prothèses auditives ou dentaires.

Je pense que tu pourrais apprécier également la volonté de protéger les droits de chacun et de faire vivre le progressisme notamment :

  • Par la préservation du mariage pour tous
  • Par le maintien de l’aide médicale d’état
  • Par le fait d’ériger en grande cause nationale du quinquennat l’égalité femmes-hommes

Comment pourrais-tu par ailleurs ne pas être sensible à l’urgence écologique qui nous impose de changer en profondeur notre modèle économique pour le rendre durable et respectueux de l’environnement :

  • En investissant massivement pour l’écologie
  • En passant de 75 à 50 % d’énergie nucléaire et en doublant la capacité en éolien et en solaire d’ici 2022 tout en sortant des énergies fossiles, décourager l’usage du diesel et interdire les pesticides et perturbateurs endocrinien

 Je te dis aussi, sachant à quel point tu es entreprenante, que tu ne devrais pouvoir qu’être enthousiaste à l’idée d’encourager le développement de nouvelles formes d’activités avec :

  • Le lancement d’un grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros
  • La création d’un Accélérateur National d’Innovation Sociale pour soutenir les projets innovants
  • Le soutien des pôles territoriaux de coopération économique pour favoriser l’économie sociale et solidaire

Je te dis et t’assure que la protection et la sécurité des citoyens ne sera pas en reste, que nos enfants auront tous les mêmes chances de progresser et de réussir, que les fractures qui nous divisent et nous séparent seront comblées par le fait de privilégier la laïcité, de préserver notre langue et notre culture.

Je te dis enfin que les jambes de ce projet, celles qui permettent de marcher et d’avancer pour en évaluer la maturité et rendre efficaces toutes les actions basées sur les idées proposées, c’est un contrat avec la nation qui est soumis à chacun des citoyens, un contrat qui prévoit la mise en œuvre d’un nouveau partage.

Ce nouveau partage, on le retrouve dans tous les secteurs du programme d’Emmanuel MACRON, c’est celui qui conduit à avoir une vision globale pour proposer à tous les Français un pacte social dans lequel chacun doit trouver son compte, dans une relation équilibrée qui permette de faire l’effort ou la concession de donner, mais à condition de recevoir en échange.

Ce nouveau partage, sur le plan politique, c’est de permettre à chaque Français, qu’il soit homme ou femme et avec une égalité entre eux, qu’ils soient artisans, entrepreneurs, commerçants, fonctionnaires ou chômeurs, de s’engager pour servir le pays à condition que cet engagement soit limité dans le temps pour qu’on puisse servir notre pays et s’engager pour les autres en sachant que cela n’est pas un métier et qu’il ne sert à rien de songer à « s’accrocher aux branches ».

Mais ce nouveau partage, on le retrouve aussi dans le domaine économique et social. Il consistera à libérer l’économie, et en même temps à protéger et cela consiste à sortir du carcan droite/gauche et à se demander comment penser et agir pour tous, comment prendre des mesures concrètes pour débloquer notre pays et en même temps remettre les plus défavorisés au cœur du débat politique.

En matière de lutte contre le chômage par exemple qui est une priorité, le nouveau partage consiste à protéger tout le monde y compris les indépendants et même sous conditions ceux qui démissionnent. L’Etat va les former et peut être leur apprendre un nouveau métier, mais en contre partie, ils devront accepter les offres d’emplois qui leur sont proposées.

Ce pacte social consistera aussi à donner plus de liberté aux entreprises et davantage de confiance aux entrepreneurs afin qu’ils créent des emplois, et en même temps à permettre aux salariés de voir augmenter leur pouvoir d’achat et vivre décemment de leur travail grâce à par une baisse de charges et au delà par une extension du principe de participation qui existe depuis plus de 50 ans, et qui doit être utilisé davantage pour permettre aux salariés de partager les fruits de leurs efforts.

C’est cela le pacte social proposé par Emmanuel MACRON, les jambes de son projet qui nous permettront de marcher et d’avancer et de réaliser le déblocage de notre pays dans une République sociale apaisée, apaisante et juste qui nous redonnera confiance et espoir.

Mais il ne suffira pas qu’il soit élu le 7 Mai prochain pour que ce nouveau partage devienne effectif, il faut que nous fassions chacun notre part car c’est aux Français que ce pacte est proposé pour que nous puissions tous ensemble redresser la tête, nous tenir droit, marcher, agir, courir vers ceux qui avec nous reconstruirons l’Europe au sein de laquelle la France rayonnera.

Alors ma chère Elo, c’est peut être simplement cela la révolution qu’il nous propose :

Refaire France, Etre France, celle qui rassemble et pas celle qui trie, et en redevenir collectivement fiers.

Je te souhaite d’y croire comme j’y crois en espérant que cela réussisse car nous n’avons plus le choix et pour qu’un de ces prochains jours, sur le comptoir de ton noble établissement, nous refassions le monde non plus pour le changer, mais pour le plaisir de se rappeler le chemin parcouru pour accomplir le miracle du vin, charpenté, avec du corps et des jambes qui doit refaire de l’homme ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : l’ami de l’homme.

Avec toute mon amitié, Franck ALBERTI

Le choix est pourtant simple pour qui aime la France…

aragonLe 23 Avril 2017, Emmanuel MACRON est arrivé en tête du premier tour de l’élection Présidentielle et Marine LE PEN s’est qualifiée en second pour le deuxième round qui oppose désormais la France qui veut trier ses citoyens à celle qui aspire à les rassembler.

Marine Le Pen, qui dit choisir la France, en réalité la menace.

Elle menace la France et les Français du chaos et de l’enfermement. Aussi, désormais nous avons un choix simple à faire :

  • Soit s’enfermer dans le camp de ceux qui veulent que notre pays s’immobilise et s’isole du Monde
  • Soit voter le 7 Mai prochain Emmanuel MACRON pour finaliser le déblocage des rouages politiques de notre pays et relever tous les défis de l’avenir.

Ceux dont le candidat soutenu au premier tour n’est plus en lice au second et dont je crois pouvoir comprendre la frustration doivent néanmoins être incités à ne pas se tromper. Ils peuvent par leur vote du 7 Mai contribuer à changer positivement notre pays en choisissant entre démolir et reconstruire.

Dans les 10 jours qui nous séparent de l’élection de notre prochain président de la République, il faut agir pour dissuader d’un votre « de repli sur soi » les adeptes de la seule démolition, ceux qui tendent à se laisser aller au vote pulsion pour MLP, résultat de la haine et du rejet des 25 dernières années d’immobilisme associées à la peur de n’avoir d’autre perspective pour les années à venir que celle de s’isoler afin d’échapper à un mal être éprouvé au quotidien.

Le FN se nourrit de ce mal être qu’il amplifie chez les gens qui croient, en se fourvoyant, en sa capacité à solutionner leurs problèmes. C’est le cercle vicieux du populisme d’exclusion.

En effet, en jouant avec nos plus bas instincts, le FN a ouvert une faille devenue une voie dans laquelle se sont engouffrés plus de sept millions de suffrages le 23 Avril dernier.

Ce vote ainsi massivement recueilli apparaît néanmoins comme principalement « défoulatoire », le FN ne présentant objectivement aucune solution, le but visiblement poursuivi se bornant à vouloir rétrécir et démolir le système sans aucun plan viable de reconstruction.

Qui peut prétendre sérieusement aimer la France et en même temps s’engager dans cette voie nationaliste qui mène au défoulement certes, mais surtout à l’isolement et à la précipitation de notre pays dans le chaos.

Quinze ans après le père en 2002, nous avons l’héritière au second tour de l’élection la plus importante pour l’avenir de notre pays.

Comment aurait-il pu en être autrement ?  Avec les crises économiques et financières qui n’en finissent plus, le chômage de masse, une Europe qui se délite, les attentats djihadistes, le Brexit, le poids de Poutine à l’Est et l’élection de Trump à l’Ouest, les anciens refrains chantés à tue-tête par les vieux partis politiques sonnaient de plus en plus faux et préparaient la partition du requiem pour les violons du FN.

Mais ne nous trompons pas, par nature et par choix, le FN ne résoudra pas les problèmes des Français car il a besoin de nos problèmes pour exister.

Les carcans des vieux partis sont en train d’exploser et c’est Emmanuel MACRON qui est le seul capable de faire preuve, dans le dépassement des clivages, de la volonté vraie d’affronter tous les problèmes qui se posent au peuple Français et de les régler avec justice, justesse, équilibre et discernement.

C’est le seul qui pourra éclairer notre chemin et nous offrir une perspective dans la compréhension de ce que notre monde, notre environnement, nos métiers et nos conditions de vie seront demain.

Ce qui compte maintenant, après la frustration liée au résultat du premier tour et dans les jours qui nous séparent du second, c’est d’achever la conversion de notre regard sur la politique et de faire accepter partout l’idée que le temps est venu de travailler main dans la main avec ceux, d’où qu’ils viennent, qui sont ou qui seront animés de la même envie de remettre l’intérêt général au cœur de nos préoccupations.

Il faut s’engager pour soigner et préserver notre Démocratie en moralisant la politique.

Il faut redonner confiance aux citoyens et j’ai la faiblesse de penser qu’avec l’élection d’Emmanuel MACRON et la mise en place efficace de son programme, le FN perdra même sa vocation à exister et à sévir.

Tels sont les vrais progrès et le véritable changement qui,  en votant Emmanuel MACRON nous permettront d’accéder à la redécouverte du bonheur de participer à une aventure collective dans laquelle nous retrouverons nos origines pionnières et universalistes qui ont toujours caractérisé la France.

Avec Emmanuel MACRON comme Président et pour ceux qui aiment vraiment la France, il ne s’agira pas de combattre et de détruire l’autre mais au contraire de changer la donne pour protéger tout le monde avec la bienveillance qui doit présider en toutes circonstances aux relations entre les citoyens.

Pour qui aime la France, le choix ne peut pas être celui d’une France haineuse et repliée sur elle-même comme nous le promet MLP mais celui d’une France réconciliée, apaisée et apaisante.

Pour qui aime la France, le choix ne peut pas être celui de la discrimination mais bien celui de l’éducation, de la culture comme bases de notre épanouissement et de notre ouverture aux autres.

Pour qui aime la France, le choix ne saurait être celui du nationalisme qui emprisonne derrière des barreaux de haine mais au contraire celui de l’humanisme qui libère et permet d’espérer en l’avenir.

Pour qui aime la France, le choix consiste à relever le défi de notre pays, celui d’une génération qui se lève dans la dignité et dans l’unité.

Pour qui aime la France, le choix n’est pas de céder à la peur et à la tentation de l’isolement pour ne pas avoir à affronter le monde mais c’est au contraire le choix simple du candidat de l’Europe, d’une nouvelle Europe, une Europe capable de faire voyager notre espérance commune à travers le monde tout au long du XXIème siècle.

Choisir l’Europe est un atout majeur, gage de paix, au sujet duquel nous devons nous remettre collectivement à rêver et c’est bien au moment où elle est au plus mal que nous devons la réinventer, la refaçonner pour lui donner un nouveau contenu et plus de sens.

En votant massivement pour Emmanuel MACRON le 7 Mai prochain, nous nous mettrons en marche vers tous ceux qui doivent avec nous reconstruire l’Europe au sein de laquelle la France rayonnera.

Alors nous ferons France, nous serons France et nous en serons collectivement fiers.

25 Mars 2017, manifestation vigneronne à Narbonne : les raisons de la colère.

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Avec la campagne des présidentielles en toile de fond et dans un contexte de crise inattendue, comme l’avouera humblement Frédéric ROUANET en prenant la parole en premier en sa qualité de président des vignerons indépendants devant 1.500 viticulteurs et quelques élus locaux et régionaux réunis à Narbonne,  la manifestation a débuté avec un topo introductif qui a consisté à proférer la menace d’appliquer « le droit du sol » à tous les candidats si, avant lundi 27 Mars, le gouvernement ne classe pas les Corbières occidentales et une partie du Minervois en zone défavorisée…

Au-delà de leur interdire le cas échéant l’accès au département, il s’agissait donc d’attirer l’attention des candidats à l’élection présidentielle sur diverses revendications qui sont en réalité de véritables enjeux pour l’avenir de notre viticulture à savoir :

  • Le prix du vin
  • Comment faire face au défi de la mondialisation
  • L’harmonisation de la réglementation du niveau Européen
  • La loi Evin
  • Les charges d’exploitation
  • Les contrôles de France Agrimer et les retards de paiement des primes
  • La question de la concurrence déloyale des vins étrangers qui pose également celle des négoces
  • Les retraites

Cela fait des décennies que notre région a misé, tant au niveau des vignerons indépendants que dans le domaine de la coopération, sur la qualité de nos vins et ce à juste titre. Mais, il se dit que les distributeurs, notamment les grandes surfaces, tiennent de plus en plus à présenter des produits sans Identification Géographique Protégé d’entrée de gamme.

Sur ce marché « bas de gamme » auquel nous ne nous sommes plus consacrés depuis de nombreuses années, nous ne sommes manifestement plus aujourd’hui en capacité d’être les leaders.

Pour cause, les Espagnols, et même les Italiens pour ne citer qu’eux, sont astreints à des règles sociales différentes et il en est de même, entre autres, pour celles portant sur l’utilisation des produits phytosanitaires.

Ainsi, en payant des salaires à leurs ouvriers bien inférieurs, les Espagnols peuvent vendre leurs productions à la moitié du prix que nous pratiquons tout en préservant la même marge que la nôtre, ce qui est injuste.

Il s’ensuit que depuis trois ans, on constate une augmentation de 60 % des importations de vins espagnols et une baisse considérable des prix d’achat du vin français à l’hectolitre de plusieurs dizaines d’euros parfois.

Au-delà, la politique d’achat de la grande distribution qui s’illustre par « un manque de clarté dans l’étiquetage des bouteilles » crée une confusion dans l’esprit des consommateurs sur l’origine des produits, ce qui est déloyal.

En pratique de surcroît, il n’est pas faux de penser que les produits « bas de gamme » sans IGP constituent des produits d’appel qui permettent aux produits étrangers de s’installer sur des marchés et de ce fait d’en décrocher d’autres portant sur des vins plus élaborés et plus qualitatifs qui sont susceptibles de nous échapper également au profit des productions de pays voisins.

Il faut bien entendu harmoniser la réglementation au niveau européen et baisser les charges d’exploitation pour accéder à une meilleure compétitivité, mais également modifier la loi Evin pour permettre une distinction entre le vin et les autres boissons alcoolisées.

A l’instar de certains autres pays européens, le fait de proposer la suppression de la taxe foncière, même sur plusieurs années, portant sur les terres constituant les outils de travail de nos agriculteurs serait un signal fort de soutien à l’ensemble de la filière agricole.

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Après avoir pris la parole pour évoquer les difficultés éprouvées par les jeunes pour s’installer, le président du CDJA devait la laisser au Président des anciens et aujourd’hui défenseur des droits des retraités en la personne de Jacques SERRE qui exprimait de légitimes revendications relatives aux retraites.

Crées en 1955, les retraites agricoles ont évolué jusqu’à aboutir, comme une belle avancée, à la retraite complémentaire obligatoire en 2002 qui permit d’atteindre 75 % du SMIC, mais qui, sans indexation prévue, nous ramène en 2017 à la case départ.

75 % du SMIC, c’est 862 € brut par mois pour une carrière complète en 2017 soit 716 € net alors que la moyenne des retraites en France est de 1 320 € mensuels.

Est-il normal que les agriculteurs perçoivent à la retraite moins que les autres Français et que leurs pensions soient inférieures au seuil de pauvreté alors qu’ils ont accompli une carrière complète passée à travailler et de surcroît à entretenir la nature, nos chemins, nos sentiers ?

Des retraites si faibles non revalorisées depuis 2013 ne permettent pas de faire face à la hausse du coût de l’énergie, de la santé, au déremboursement des services médicaux.

En réalité, le pouvoir d’achat des agriculteurs retraités a diminué de 10 % et ils demandent des mesures simples de justice et inspirées par le bon sens, notamment :

  • Le calcul des retraites sur les 25 meilleures années et non sur la carrière complète
  • Le rétablissement de la demie part fiscale pour les veuves ou les veufs
  • Bénéficier de 85 % du SMIC comme tous les autres régimes de retraite, ce qui va déjà dans le sens de l’harmonisation souhaitée.

Il devrait être possible de proposer dès à présent une mesure qui permette d’éviter de laisser plus longtemps les retraites agricoles stagner en dessous du seuil de pauvreté.

Les retraités sont 1 500 000 et ils attendent des candidats à l’élection présidentielle qu’une proposition concrète leur soit faite pour améliorer les petites retraites dans les 200 jours de l’élection et à minima la mise en application de la loi adoptée le 2 février 2017 portant les retraites à 85 % du SMIC dès le 1er Janvier 2018.

Derrière ces revendications, il y a avant tout des femmes et des hommes, des familles, des ruraux qui depuis plusieurs générations façonnent, structurent notre identité, participent à notre équilibre social et animent notre démocratie.

Comme le rappelait Jacques SERRE à la tribune en rendant hommage à Xavier BEULIN récemment décédé, auteur de ces propos, « le vivre ensemble ne concerne pas seulement les quartiers et les banlieues, il concerne aussi nos territoires ruraux ».

Si nos vignes disparaissent de nos départements, nos touristes nous tourneront le dos et si nous n’avons plus de vignerons, ce sont nos villages qui disparaîtront et avec eux le cœur du département qui cessera de battre.

 

Franck Alberti

Montredon : Un pont entre le passé et l’avenir

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Je n’avais pas l’âge de discernement en 1976 mais depuis qu’il m’a été raconté l’histoire de ce pont qui a ponctué la crise et la lutte viticole de deux morts, je n’ai jamais pu le franchir, même avec le plaisir d’être sur cette belle nationale 13 qui me mène à Narbonne et bientôt à la mer, sans que mon sang ne se glace.

Il pourrait encore pleuvoir demain à Montredon / Corbières où il s’agira de se réunir, 43 ans plus tard, pour commémorer « les événements » du 4 Mars 1976.

La loi de 1905, ayant organisé la séparation de l’Eglise et de l’Etat, a eu notamment pour effet de permettre aux communes de s’approprier les bâtiments de l’Eglise et c’est ainsi, comme chaque année, dans la magnifique église de Montredon / Corbières qui arbore étonnamment sur son fronton la devise Républicaine, que le devoir de mémoire débutera.

Pourtant, à l’époque du débat parlementaire, l’Aude n’a pas été un département particulièrement virulent au sujet de la laïcité.

En effet, même durant « la période des inventaires » en 1906, ce débat a été relégué bien après celui concernant « l’état de la crise viticole » qui préoccupait toute la population et qui a fini chez nous en 1907 par voir souffler le vent de la révolte et couler le sang de nos aïeux.

C’est encore une crise viticole qui se trouve à l’ordre du jour de nos mémoires tous les 4 Mars et c’est d’abord dans cette église « communale et républicaine » de Montredon/Corbières qu’il sera donné d’entendre aujourd’hui, dans la bouche du curé appelant au souvenir, les invitations aux prières auxquelles même les mécréants se laissent aller sans résister lorsqu’elles consistent à souhaiter que nos viticulteurs puissent désormais vivre décemment de leur métier…

C’est ensuite de part et d’autre du triste pont qui symbolise cette lutte qui a conduit à la mort, et probablement orchestré par Jacques SERRE qui n’avait que 26 ans au moment des événements dramatiques, qu’une minute de silence sera respectée en hommage non seulement à Emile POUYTES, vigneron tué d’une balle en plein front alors qu’il défendait son travail, sa terre, sa famille, sa vie, son pays d’oc mais encore à Joel LE GOFF, C.R.S. qui est tombé le même jour pour un motif qu’il croyait tout aussi noble, la défense de l’ordre pour protéger la dignité, la justice et la Fraternité Républicaine.

Pourvu que nous ne perdions pas la mémoire et que nous nous donnions la peine et le plaisir de transmettre aux plus jeunes en empruntant le chemin du partage et de la modernité, je suis convaincu qu’ici, comme dans tout le département, après la pluie viendra le soleil et qu’au fond, nous avons tellement de passé avec nos vignerons, qu’ils soient indépendants ou coopérateurs, que nous ne pouvons avoir avec eux qu’énormément d’avenir.

En ces temps particuliers où les gens ont tendance à se replier sur eux même, nous devons, imprégnés de notre passé, inciter nos enfants à s’engager dans l’avenir avec audace et humanité.

J’ai entendu dire récemment, et j’y souscrit pleinement, que la mémoire permet l’enracinement qui est caractérisé par la transmission et l’émancipation au sens de l’action qui permet de s’affranchir d’un lien ou d’une entrave…

Cela me ramène à ce que j’ai toujours entendu dire et que j’essaye sans me lasser d’expérimenter, c’est qu’on ne peut transmettre que deux choses à un enfant : des racines et des ailes.

Dans l’Aude, terre de viticultures et de luttes, où s’inscrit autour des vieilles pierres un long passé de gloire, de splendeur et de souffrance humaine, nous devons encore nous mobiliser et lutter pour franchir le pont entre le passé et l’avenir et que se réalise le miracle du vin qui doit refaire de l’homme ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : l’ami de l’homme.

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En bref, voila pourquoi je marche…

17Il y a trois ans jour pour jour, le 17 Janvier 2014, je m’engageais pour me mettre au service de tous les citoyens dans le cadre des élections municipales de la commune dans laquelle je me suis enraciné, juste à coté de Carcassonne où je suis né.

Mais l’heure n’était pas venue de dépasser les clivages imposés par les partis et de surmonter la puissance de la machine à s’approprier le pouvoir.

Je continuais pourtant à y croire et c’est au sein d’un mouvement citoyen que je persistais dans mon engagement en adhérant à la transition le 17 Janvier 2016, il y a un an jour pour jour.

C’est naturellement que j’ai amplifié mon engagement en rejoignant le mouvement En Marche qui porte, avec Emmanuel MACRON, une série de mesures audacieuses, tant sur la forme que sur le fond, permettant à nouveau d’espérer en l’avenir et qui donnent envie, au delà des logiques partisanes, de faire sa part dans le cadre d’une aventure collective.

Changeons notre regard sur la politique, cessons de nous replier sur nous même, progressons et préparons au mieux l’entrée de la France dans une nouvelle époque…

Voilà pourquoi je marche et pourquoi je vous invite à marcher avec moi.

Franck Alberti

Cheminement d’un engagement ordinaire pour un nouveau partage

en-marche-11-defIl y a près de trois ans, je m’engageais à la tête d’une liste de 29 personnes dans le cadre de la campagne électorale Municipale de la commune de Trèbes où je réside dans le département de l’Aude.

Annonçant ma candidature lors d’une conférence de presse le 17 Janvier 2014 avec mes colistiers sous la bannière « Ensemble Plus Loin », je déclarais en substance :

..Nous nous engageons pour servir en appelant au rassemblement hors des clivages des partis politiques pour éviter les récifs qui menacent l’avenir :

  • le premier récif est Bleu Marine et surfe sur un ras-le-bol en proposant des solutions menteuses qui dissimulent mal l’intolérance et les amalgames insupportables,
  • le second est le syndrome de l’appropriation du pouvoir et de la chose publique qui engendre l’immobilisme et le troisième, qui est le corollaire du second, consistait à placer la ville sous le joug d’un parti politique favorisant le clientélisme en tous genres..

Les récifs ont finalement eu raison du frêle esquif puisque nous ne furent pas suffisamment entendus et suivis. Le parti qui « possédait » déjà la quasi-totalité du département de l’Aude remportait le scrutin au deuxième tour avec 60 voix d’avance.

Cela n’était manifestement pas encore l’heure de changer les choses.

Pour autant, cette révolution manquée au service des citoyens, de tous les citoyens, n’a pas été ressentie comme un échec.

En effet,  au delà de l’aventure humaine, avec un retrait spontané au deuxième tour malgré plus de 17 % des suffrages recueillis au premier, cette campagne vécue dans le cadre d’un engagement libre, sain et sincère en dehors des schémas classiques et partisans exprimait déjà, comme le relevait le journaliste de la dépêche locale dans son article du 27 Mars 2014, « le climat général exprimé par nombre de Français au cours de ce premier tour de piste Municipal ».

Un choix simple à faire

Ce n’était donc pas encore l’heure, mais les jalons étaient posés. Philippe SAUREL à Montpellier parvenait même à franchir la barre des Municipales avant de se heurter quelques mois plus tard au protectionnisme socialiste et d’échouer aux élections régionales.

Ce combat atypique mené jusque là de façon ponctuelle et isolée n’a jamais été autant d’actualité tant il est vrai que les récifs qui pourraient empêcher notre pays d’accéder à une révolution positive demeurent aujourd’hui les mêmes. 

Il s’agit bien de continuer à lutter d’une part contre le Front National qui menace la France du chaos et d’autre part contre le syndrome d’appropriation du pouvoir qui sclérose notre pays.

 Il y a désormais un choix simple à faire : soit s’enfermer dans le camp de ceux qui veulent que notre pays s’immobilise et s’isole du monde, soit s’engager pour déverrouiller les rouages politiques et travailler pour qu’il y réussisse.

Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir la sensation puissante que le déblocage de notre système politique est désormais possible.

Cette idée, qui devient une évidence dans l’esprit de ceux qui la nourrissent, fédère et nous engage à agir.

Nous devons faire chacun notre part dès à présent dans cette campagne qui nous mènera, dans moins de cinq mois, au jour où nous choisirons le prochain Président de la République Française.

Nous devrons faire également notre part par la suite pour continuer à écrire notre histoire commune.

En premier lieu, pour changer positivement notre pays, il est primordial de ne pas confondre démolir et reconstruire.

En effet, il faut tout faire pour dissuader les adeptes de la seule démolition, ceux qui tendent à se laisser aller au vote pulsion pour le Rassemblement Bleu Marine.

Ce choix qui n’est pas le mien, mais que je crois pouvoir comprendre, est le résultat de la haine et du rejet des 25 dernières années d’immobilisme associé à la peur de n’avoir plus de perspective pour les années à venir que celle de s’isoler pour échapper à un mal être éprouvé au quotidien.

Cette voie ouverte par le Front National qui joue avec nos plus bas instincts est strictement « défoulatoire » et ne présente aucune solution viable puisque le but se borne à vouloir  « casser » le système sans aucun plan viable de reconstruction.

Sauf à se contenter pour un temps d’un bref apaisement, celui ou celle qui s’engage dans cette voie pour se défouler avant de s’isoler, participera à précipiter notre pays vers le chaos.

Mais comme disait Marcel Pagnol, « tel est le peuple : ses défauts ne viennent que de son ignorance, mais son cœur est bon comme le bon pain et il a la générosité des enfants ». L’espoir est donc  encore permis.

 Instaurer la limitation des mandats dans le temps

S’agissant par ailleurs de l’appropriation du pouvoir contre laquelle il faut lutter en ce qu’elle sclérose notre pays, à l’heure où l’on parle du non cumul des mandats que certains oseraient remettre en cause, il faut aller plus loin. Il faut instaurer le plus vite possible la limitation des mandats dans le temps.

En effet, nos élus qui n’ont que le souci de faire carrière sont devenus insupportables.

En effet, en vue de l’élection présidentielle de Mai 2017 et alors que les deux  quinquennats précédents ont précipité les citoyens d’une situation de désenchantement larvée à un état de désespérance avérée, on constate encore tous les jours que la France est bloquée, que la situation politique est verrouillée, notamment par le jeu des partis politiques classiques.

On constate que les partis se mettent naturellement en effervescence par le biais de primaires pour tâcher de capter encore le pouvoir qui est leur fonds de commerce commun comportant deux établissements : la majorité et l’opposition exploitées par chacun d’eux en alternance.

Les partis politiques ont joué un rôle considérable après la dernière guerre dans la reconstruction de notre pays avec une mission qui consistait finalement à être les avant gardes de notre société, ce qu’ils ont été.

Force est de constater qu’ils sont devenus, au fil des années, les repaires du carriérisme et du conservatisme.

Notre modèle politique et même social est à bout de souffle et on continue à vouloir nous faire avancer dans ce marasme à grand coup d’alternance menteuse qui n’a plus le monopole du changement et qui, bien au contraire, symbolise aujourd’hui l’immobilisme.

Sans vouloir dénigrer les élus et surtout pas les Maires de nos plus petites communes dont l’engagement en politique n’est pas dénué de sens commun et d’abnégation, il faut dénoncer néanmoins le jeu du recyclage et du rattrapage de ceux qui dans nos partis sont des « politiques  de métier ».

Il est choquant pour un très grand nombre d’entre nous de constater que ceux qui entendent au niveau national gérer nos vies et nos activités ne connaissent pas eux-mêmes ou si peu le secteur privé, le monde du commerce, celui de l’industrie, de l’artisanat ou de l’agriculture ou encore celui des start up.

Cela conduit à l’aberration selon laquelle nos dirigeants élus passent l’essentiel de leurs mandats à préparer leur réélection.

C’est pour cela qu’avant même d’aborder et de mettre en œuvre le fond du programme et des idées, il faut agir pour renouveler le paysage politique Français en limitant à deux, le nombre de mandats électif qu’un homme ou une femme pourra avoir durant sa vie avant de rejoindre la vie privée au sein de laquelle on pourra d’ailleurs l’aider à se réinsérer.

 Les partis politiques classiques ont manifestement raté une marche

Le sujet n’est plus celui de l’affrontement de la droite contre la gauche, car cela n’a plus de sens ; c’est devenu du pareil au même.

Le sujet n’est plus DROITE ou GAUCHE, la question que se posent les citoyens à laquelle il est désormais vital de répondre est :

Comment sauver la France de cet immobilisme en évitant une révolution violente et une présidence extrémiste ?

Nous sommes sans aucun doute dans cette période de transition dans laquelle il faut prendre des mesures fortes pour atteindre un point de basculement vers le progrès et donner un nouveau souffle à la France pour ce siècle qui s’ouvre.

Pour cela, il faut que nous disions tous ensemble et maintenant CA SUFFIT !

Mais penser, dire ou crier CA SUFFIT ! n’est manifestement pas encore suffisant pour changer les choses, car cela peut conduire encore à ce que nous faisons depuis déjà trop longtemps, à savoir voter CONTRE !

Les partis politiques ont véritablement perdu le sens de leur mission et de leur existence depuis le début des années 90 où, après la chute du mur de Berlin, la mondialisation s’est imposée sans règle pour la contenir.

Cette mondialisation a creusé un fossé séparant d’un côté des citoyens déstabilisés et de l’autre des dirigeants politiques européens se délectant dans un genre d’autosatisfaction générale.

A cette époque, forts d’une croissance soutenue, nos dirigeants se sont satisfaits de notre rythme de croisière sans se donner la peine de regarder vers notre horizon collectif et de s’atteler à anticiper les défis communs qui se profilaient dans l’avenir.

En 2002, et après quelques coups de semonces, les électeurs ont propulsé Jean Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle contre Jacques CHIRAC qui a finalement été élu grâce à plus de 80 % des citoyens qui ont voté contre le Front National au nom du front Républicain.

Quinze ans plus tard, avec les crises financières et économiques qui n’en finissent plus, le chômage de masse, une Europe qui se délite, les attentats djihadistes, l’ascendant pris par Vladimir Poutine à l’Est et l’élection de Donald Trump à l’Ouest, les anciens refrains chantés à tue-tête par nos partis politiques sonnent faux et sont pour le moins inadaptés à ce qui pointe à l’horizon.

Dans l’escalier de l’histoire politique de notre pays, les partis politiques classiques ont manifestement raté une marche.

Les Français ont encore voté contre Nicolas Sarkozy en 2012 et non pas pour François Hollande, encore contre Sarkozy et Juppé aux primaires de la droite et du centre en 2016 et non pas forcément pour François Fillon malgré les apparences et le résultat.

Si François Fillon a pu recueillir une certaine adhésion dans son camps, il me semble qu’il n’a en l’état aucune chance de faire entrer le peuple Français en résonance avec son programme dont le fil rouge consiste à délivrer dans tous les domaines le message selon lequel il faut retourner dans le passé car « c’était mieux avant ».

Nous ne voulions donc plus ni de Sarkozy ni de Hollande et nous ne les aurons pas.

Toutefois, la mission de bâtisseur sur le champ de ruines idéologiques dans lequel nous nous trouvons ne doit pas être confiée à leurs premiers ministres respectifs qui n’ont qu’une seule idée en tête pour prendre leur tour : se qualifier pour le duel final et y affronter Marine Le Pen pour que la victoire soit par défaut à leur portée.

Cela revient encore pour eux à espérer que les citoyens continueront à voter CONTRE…

 Éprouver à nouveau l’envie de voter POUR

Il est grand temps que nous agissions pour nous réapproprier notre destin et pour cela, il est indispensable que nous éprouvions à nouveau l’envie de voter « POUR ».

Mais qui est le candidat en capacité d’éclairer notre chemin et de nous redonner une perspective, la vision et la compréhension de ce que notre monde, notre pays, notre environnement, nos métiers et nos conditions de vie seront demain.

L’heure du NOUVEAU PARTAGE est venue, mais pour nous y préparer, il faut arrêter de penser Droite et Gauche pour essayer de se repérer. 

Il faut éviter de se lancer dans un nouvel épisode d’alternance vers la droite alors que la gauche depuis près de 5 ans a gouverné plus à droite que ce que la droite a pu faire avant elle.

 Convertir notre regard sur la politique et se mettre En Marche

La seule chose qui compte désormais pour changer dans cinq mois le système et notre avenir, c’est d’abord de convertir notre regard sur la politique et accepter de travailler main dans la main avec ceux, d’où qu’ils viennent, qui sont ou qui seront animés de la même envie de remettre le sens commun au cœur de nos préoccupations.

Tels sont le vrai progrès et le véritable changement.

Pour cela, il faut se mettre en marche avec Emmanuel MACRON et arrêter de se demander si celui-ci est de droite ou de gauche.

il faut s’affranchir de ce carcan et aller ensemble plus loin.

Emmanuel MACRON propose de contribuer à changer le système qui est à bout de souffle.

Sa force, dans le cadre de sa Révolution qui est en Marche, est d’abord qu’il est à la fois novateur et porteur d’une vision pour la France à 30 ans, ce qui n’était plus le cas depuis bien longtemps chez nos derniers chefs d’état.

Force est de constater que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont rivalisé de performances sur le plan de la « réactivité à vue courte » ainsi qu’en matière de communication avec des postures et des propos relevant moins de pensées politiques que de slogans distillés à point nommé juste en fonction de ce que les citoyens souhaitaient entendre.

En même temps, Emmanuel Macron semble avoir confiance dans la capacité que les citoyens ont à comprendre ce qui se trame et l’utilité de ce qu’il propose.

Il se montre très en phase tant avec notre histoire qu’avec la vie actuelle et quotidienne des gens.

Il n’est pas atteint par « le syndrome du pardon » et fait montre de respect à l’égard de nos fondements et de nos valeurs, celles qui permettent de comprendre notre passé et notre société actuelle et celles qui ont bâti notre République.

 Inciter les Français à redécouvrir la nécessité de participer à une aventure collective

Déjà, en ce début de campagne au travers de ses discours, des diagnostics posés et des solutions préconisées, il incite les citoyens Français à redécouvrir la nécessité de participer à une aventure collective dans laquelle ils vont retrouver leurs origines pionnières et universalistes qui caractérisent la France.

En s’adaptant à ce monde qui bouge, dans le cadre duquel ils s’emploieront à faire preuve d’invention, d’innovation et d’audace, les Français seront invités à mettre en évidence leurs capacités à entreprendre et à transmettre.

Il apparaît aussi très proche du mode de fonctionnement de nos groupes restreints et en premier lieu de nos cellules familiales caractérisées et guidées par nos cultures, notre diversité et l’impérieuse nécessité de cohabiter dans ce temple de la laïcité qu’est la France.

 Bienveillance et humanisme

Tout en faisant preuve de cette bienveillance qui doit présider en toutes circonstances aux relations entre les citoyens, il entend mener une révolution dans laquelle il ne s’agit pas de combattre ou de détruire l’autre, mais bien au contraire de changer le système pour protéger tout le monde.

Ce qui est déterminant et constant chez lui, c’est sa volonté d’innover et d’inventer le monde de demain pour parvenir à une révolution en douceur suscitant à la fois enthousiasme et compréhension.

Ce qui est significatif enfin, c’est sa capacité à privilégier constamment cette qualité qui doit permettre de réussir la mise en œuvre de tous nos projets.

Cette qualité est celle qui devrait nous caractériser par-dessus tout et qui nous incite à faire chacun notre part, c’est celle qu’il porte en lui et qu’il donne envie de transmettre : l’humanisme.

N’en déplaise à ceux qui se laissent envahir par la peur et la haine au point de ne songer qu’à se replier sur eux-mêmes, faire preuve d’humanisme n’est pas incompatible avec la fermeté et le strict respect des lois de la République qui aurait tout à gagner à promulguer moins de lois tout en appliquant plus et mieux celles en vigueur.

 Participer au déblocage de notre pays

Avec de telles idées chevillées au corps depuis des lustres, c’est d’abord au travers d’un mouvement citoyen dénommé LA TRANSITION, auquel j’ai adhéré au premier jour en janvier 2016, que mes convictions ont trouvé un écho et une source d’enthousiasme. 

J’ai donc persisté dans mon engagement destiné à participer au déblocage de notre pays et à apporter ma modeste pierre à l’évolution qu’il mérite de connaître.

C’est aussi depuis le premier jour avec le mouvement En Marche, qui a su conduire Emmanuel Macron à relayer les volontés profondes des citoyens, que j’aspire à participer au combat qui permettra à la France Républicaine de se réapproprier ses valeurs fondatrices pour proposer aux Français un nouveau partage et ainsi redevenir, au sein d’une Europe refondée, forte et terre d’espérance.

 L’heure est venue du nouveau partage

L’heure est donc venue du NOUVEAU PARTAGE démocratique, économique et social qui consiste dans tous ces secteurs à rééquilibrer les rapports entre les différents acteurs grâce à un nouveau pacte social instaurant toujours une contrepartie permettant à tous de comprendre et d’adhérer.

Le NOUVEAU PARTAGE, c’est par exemple donner d’un coté plus de liberté aux entreprises et plus de confiance aux entrepreneurs afin qu’ils créent des emplois. Mais, c’est aussi permettre aux salariés de voir augmenter leur pouvoir d’achat et de vivre décemment de leur travail notamment par une baisse des charges salariales et aussi une participation aux bénéfices de leur entreprise.

Le NOUVEAU PARTAGE, c’est aussi modifier le sens que l’on donne aux allocations perçues en cas de chômage qui ne seront plus le résultat d’une assurance, mais le fruit d’une solidarité dont bénéficieront tous ceux qui traversent une période difficile (quel que soit leur statut), à charge pour eux d’accepter de changer de cap et de choisir le nouveau métier pour lequel ils auront été formés.

Le NOUVEAU PARTAGE, c’est encore appréhender d’un côté la nouvelle écologie comme un facteur de développement pour notre agriculture et permettre au plus grand nombre d’accéder à une alimentation de qualité à des prix accessibles et donner d’un autre côté la garantie d’un revenu correct aux agriculteurs qui doivent pouvoir vivre correctement de leurs métiers.

Ce NOUVEAU PARTAGE ne pourra être mis en œuvre que si nous parvenons à résister à la tentation l’isolement pour ne pas affronter le monde.

Nous devons au contraire façonner une nouvelle Europe qui soit capable de faire voyager notre espérance commune à travers le monde et tout au long du XXIeme siècle.

L’Europe est un atout majeur au sujet duquel nous devons nous remettre collectivement à rêver.

C’est bien au moment où elle est au plus mal, que nous devons nous employer à façonner l’Europe pour lui donner un nouveau contenu et du sens.

Nous devons en finir avec cette Europe faible, oligarchique et soumise, cette Europe sans projet ni objectif partagé, cette Europe sans frontières extérieures et ce marché commun qui n’a pas de règle commune.

Il nous faut une Europe plus musclée, plus homogène avec moins de pays, mais qui accepte de partager, non seulement sa monnaie mais également un modèle social et fiscal commun.

Il nous faut une Europe avec un territoire délimité par des frontières externes surveillées par une Police Européenne des Frontières, ainsi qu’une défense et qu’une douane communes.

Si nous nous mettons tous à rêver de cette nouvelle Europe et si nous nous mettons à marcher vers tous ceux qui doivent la bâtir avec nous, alors elle finira par devenir réalité.

Franck ALBERTI