Le train du discrédit…

plantation vigne

Dans notre département agricole et rural, la vigne et le vin forment un couple royal bien fatigué mais non encore déchu duquel il faut prendre grand soin car la crise actuelle, à l’instar de celles passées, est grave.

Alors que nous sortons d’une trop courte période favorable dont le faste n’a pas véritablement pu être réalisé ni apprécié, notre viticulture sombre à nouveau dans un nouvel abîme que nous n’avons pas su anticiper.

Après la grêle et les derniers caprices de la météo qui ont encore récemment aggravé la situation avec 60.000 hectares de vignes gelés en Occitanie dont 18.000 dans l’Aude, nos vignerons ont de multiples et véritables raisons d’être en colère.

Parmi ces raisons, il semble qu’il en existe une plus facile à combattre que les autres, celle qui consiste officiellement à essayer d’obtenir la mise en place d’une régulation européenne sur l’importation des vins pour éviter en réalité aux vins étrangers et notamment espagnols d’être parfois déloyalement vendus en France.

Ce grief, qui a figure de coupable idéal que l’on guillotine sans procès ni jugement, a conduit récemment les syndicats vignerons et leurs comités activistes à agir.

Il est évidemment toujours plus facile de désigner « l’étranger » comme le responsable de tous les maux que de lutter contre les caprices de la météo en abordant la très délicate politique assurantielle à revisiter ou le coût des personnels et des traitements impliquant une nécessaire harmonisation européenne étant précisé que dans ce domaine également, les Espagnols sont encore favorisés du fait de la physionomie de leurs territoires qui leur permet de réaliser quelques substantielles économies.

Mais, si ces raisins de la colère conduisent aujourd’hui encore à quelques actions symboliques et spectaculaires menées principalement dans le but d’obtenir quelques entretiens avec les nouvelles autorités nationales récemment nommées, il a quand même été observé, ici ou là, quelques actions « de repli » qui paraissent, à l’œil de l’observateur que je suis, particulièrement ridicules et très sûrement contre-productives.

En qualité d’Audois enraciné dans mon territoire, je veux modestement favoriser la défense de ce qui a forgé l’identité de notre département, encourager la préservation de la mémoire des 87 qui sont partis d’Argeliers au son du clairon pour donner naissance au Comité de Défense Viticole et encore celle des 80.000 manifestants qui se sont réunis le 5 Mai 1907 à Narbonne avec parmi eux les figures emblématiques d’Ernest Ferroul ou de Marcelin Albert qui aurait été mieux inspiré de rentrer de Paris à cheval après avoir rencontré Clémenceau…

Cent dix ans plus tard, dans le respect de cette mémoire et de mon serment, je veux être l’ardent défenseur d’un syndicalisme actuel, responsable et constructif dont les actions sont jalonnées de symboles forts que tout un peuple peut comprendre comme il comprend que les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail et qu’il faut les aider à y parvenir.

Mais je déplore comme d’autres le manque de discernement tout comme la colère imbécile qui dénature et discrédite le cœur du combat à mener.

Je déplore les contradictions inexplicables tout comme le fait de ne pas se poser les bonnes questions et de ne jamais se remettre en cause.

Se remettre en cause, tenant l’inertie de la culture de la vigne, c’est essayer d’avoir une vision à plus long terme et s’interroger simplement par exemple sur le fait que lorsque nous avions des vins d’entrée de gamme il y a 25 ans, nous n’avions pas les marchés correspondants et pourquoi maintenant qu’il y a ces marchés, nous ne produisons plus les produits adéquats que les marchands se procurent ailleurs…

L’Aude est-elle vouée à être systématiquement en décalage avec son temps ?

Se poser les bonnes questions, c’est se demander par exemple le sens que peut avoir le fait de dénigrer l’Europe au point de vouloir en sortir sans même réaliser qu’elle a vocation à nous apporter plus que ce qu’elle semble nous enlever, pourvu que l’on s’attache dans  l’avenir à modifier certaines de ses règles ?

Mais il y a plus grave !

Comment justifier en effet que dans la nuit du 23 au 24 Mai dernier à Trèbes (11), chez un négociant plutôt connu pour avoir sans cesse depuis des lustres soutenu les producteurs Languedociens, plusieurs wagons contenant des milliers d’hectolitres de vin ont été vidés dans la nature au nom de la lutte contre les vins espagnols ou, dit en des termes plus politiquement corrects, dans le but d’obtenir la mise en place d’une régulation européenne sur l’importation des vins.

On a déjà vu meilleure entrée en matière pour donner envie de discuter et de construire…

Mais au-delà, comment éviter le discrédit rédhibitoire en constatant que cette production sacrifiée au nom de la colère contre les vins étrangers pourrait avoir conduit en réalité à la disparition insensée de plus de 3.000 hectolitres de bons vins de nos terroirs languedociens et audois, soit l’équivalent de plus de 400.000 bouteilles…

Il y a parfois des coupables présumés qui sont en réalité des innocents faisant l’objet de sacrifices expiatoires et en même temps des imbéciles avérés qui ne comprennent pas que couper les dernières branches auxquelles nous sommes accrochés conduit irrémédiablement à tomber en s’écrasant comme des m….. tout en distillant une odeur nauséabonde de nature à dissuader pour longtemps nos autorités à risquer une discussion nécessairement vouée à l’échec.

De surcroît, quand tous les négociants qui jouent le jeu de notre région auront disparu, il ne restera fatalement plus que ceux qui n’hésiteront pas à importer massivement des vins étrangers… bravo les artistes pour votre stratégie !

Quelles que soient nos souffrances et nos exaspérations, celles-ci ne donnent pas tous les droits à ceux qui démolissent en dépit du bon sens pour obtenir voix au chapitre sans savoir quoi dire et comment le dire. Cela ne donne surtout pas le droit de jeter l’opprobre et de prendre le train du discrédit jeté sur l’ensemble de la filière viticole voir au-delà sur un département tout entier dont elle est la colonne vertébrale.

Mais à la décharge des vignerons concernés et à l’instar de Clémenceau pour Marcelin Albert qui aurait mieux fait de conserver son indépendance, le plus édifiant est qu’il y a forcément quelqu’un aujourd’hui qui «paye le billet de train», manipulant la colère vigneronne pour de sombres raisons politiques et d’autres encore, tel le rapace, qui tentent de profiter de la peur de ceux qui n’ont plus de perspective pour les années à venir que celle de se laisser entraîner dans l’isolement et l’immobilisme.

A quelques jours des élections législatives, ne pas dénoncer cette situation serait en être complice et contribuer à empêcher notre territoire de prendre le train de l’avenir.

Franck Alberti

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L’accent

ALARIC.jpgL’accent du pays qui est le mien, pour ne parler que de celui que je tiens, n’est pas que dans le langage, il est aussi dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui l’ont tellement qu’ils ne l’entendent même  plus…

Pour les Audois, la vigne et le vin demeurent des éléments identitaires qui racontent au travers de nos terroirs l’histoire de notre territoire mais notre accent inimitable, qui roule sur la langue en parlant de chez nous, transporte jusqu’ici même quand on est loin.

Quelqu’un a dit un jour que trimbaler son accent, c’est emporter dans le monde entier un peu de sa terre à ses souliers.

Quand on est de l’Aude, trimbaler son accent hors de nos frontières, c’est exporter un peu de sa vigne où que l’on aille et finalement, chaque fois que l’on cause, c’est encore parler de son pays en parlant d’autres choses.

Continuons à marcher…

vignes TS

J’ai fait partie de ceux qui déploraient, depuis de nombreuses années, le fait que notre pays était bloqué.

L’idée du nécessaire déverrouillage de notre société a présidé à mes premiers engagements politiques avant même qu’il en soit l’heure et c’est naturellement, dès l’origine du mouvement, que j’ai rejoint « En Marche » avec enthousiasme pour relayer autour de moi les premières inspirations d’Emmanuel MACRON, révolutionnaires mais constructives tant sur la forme que sur le fond, permettant à nouveau d’espérer dans l’avenir et donnant envie, au-delà des logiques partisanes, de faire sa part dans le cadre d’une aventure collective destinée à transformer ensemble notre pays.

J’ai décidé de marcher depuis le premier jour pour inviter les citoyens Audois à marcher avec nous et contribuer à faire élire Emmanuel MACRON comme notre nouveau Président de la République pour le quinquennat à venir.

Voilà qui est fait au terme d’un combat rude et douloureux, mais tellement empreint d’espérance au soir du 7 Mai 2017.

Nous espérons en effet que notre Président aura la capacité à redonner à chacun une perspective à l’aube de cette nouvelle époque qui s’ouvre au moyen d’un processus démocratique renouvelé et d’un programme audacieux permettant à la fois de libérer et de protéger tous les citoyens.

Il faudrait que nous puissions croire également au retour de la confiance et de l’enthousiasme de ceux qui aspirent désormais, dans le cadre d’un nouveau partage, juste et équilibré, à se rassembler autour de projets d’intérêts communs et à dépasser le cadre étriqué des partis qui ne servent, dans une alternance devenue stérile et symbole d’immobilisme, que les intérêts de certains au détriment de ceux des autres.

Mais cette transformation de notre pays qu’Emmanuel MACRON propose de réaliser ne sera possible que si nous disposons d’une majorité de députés à l’Assemblée Nationale clairs et nets dans leurs engagements et d’autant de fiables et solides relais au sein des départements capables d’aider les citoyens à convertir leurs regards sur la politique pour que nous puissions nous réconcilier et parvenir ensemble, du plus profond de nos territoires, à transformer notre pays.

Pour que cette transformation s’opère, le premier chantier est celui du renouveau démocratique et politique, au travers des femmes et des hommes qui s’engagent dans notre pays au service des intérêts de chacun.

Si cet ouvrage fondamental est correctement réalisé, en souhaitant que les intérêts particuliers contrariés n’affectent pas trop la recherche de l’intérêt collectif, il favorisera la réussite de tous les autres chantiers.

Il est un impératif en cette période de transition, surtout ne pas s’arrêter de marcher sous peine de s’immobiliser.

Une fois notre démocratie rénovée, la moralisation de la vie politique, à laquelle les candidats en partie investis hier par la République En Marche devront participer, sera de nature à nous redonner non seulement confiance dans l’engagement des femmes et des hommes politiques de notre pays mais également espoir dans leur capacité à réformer notre société dans le respect des valeurs de notre république.

Mais s’engager dans le cadre des élections législatives, pour nos candidats fraîchement désignés, c’est aussi et surtout aimer leur territoire pour bien le représenter et connaître ceux qui le peuplent pour mieux les servir.

Il faut aimer l’Aude pour son histoire,  l’aimer pour sa géographie, aimer ce département pour ses racines et pour l’avenir qu’on doit ensemble lui préparer.

Magnifiquement situé au Centre de la région Occitanie, entre Gascogne et Méditerranée, entre les Cévennes et les Pyrénées, notre département représente superbement, au point de vue territorial, la synthèse de la France.

En effet, dans l’étroitesse de ses frontières, l’Aude, que Jean Girou a fidèlement et fièrement décrit, nous offre le désert et la plaine, les causses et les coteaux, les landes et les forêts, la montagne et la mer et donc, pour ainsi dire, dans cet espace restreint, le résumé du paysage Français.

L’Aude est pays du cyprès et de l’olivier, mais aussi du sapin et du mélèze, un pays de blé, un pays de vignes bien sur.

L’Aude est un pays de vents aux souffles alternés, du cers vif et froid qui descend du Nord et du marin épais, chaud et humide qui vient d’Espagne.

Comme l’Aude possède tous les paysages, il possède aussi tous les climats, tous les fruits, toutes les fleurs, toutes les chasses, du sanglier à l’Isard en passant par le lièvre et toutes les pèches aussi…

L’Aude est un microcosme tel que s’il ne fallait garder de la France qu’un seul département comme échantillon, ce serait l’Aude qu’on choisirait car on pourrait, avec facilité, recomposer toute la France.

L’Aude est un paradis mais les gens qui le peuplent ne le savent pas toujours.

Avec ses sites classés, sa Cité désormais Grand Site, le canal du midi, ses châteaux cathares ou « sentinelles de montagne » et plus de 50 km de plages ou de falaises sur le littoral méditerranéen, notre département est d’une beauté qui incite à la découverte, suscite toutes sortes de vocations, force parfois l’admiration et incite aussi à quelques réflexions mais jamais, ne laisse indifférent.

Notre fierté d’être Audois, on doit  la partager et les candidats de la République En Marche, ainsi que ceux qui seront animés des mêmes intentions, doivent continuer à marcher et à agir sans cesse pour tenter de rapprocher les gens, pour rassembler les Audois autour de la nécessaire démarche qui consiste, dans l’intérêt de tous, à mettre en avant tous les trésors que notre territoire recèle, les produits de nos terroirs, ses sites touristiques que nous avons sous les yeux et dont nous cessons parfois de réaliser l’importance et l’ampleur…

Mais comprendre notre département et le servir ne réside pas uniquement dans l’acte de mettre en évidence ce qui éblouit et qui marche déjà,  c’est aussi et surtout déceler toutes les beautés cachées de cette terre d’Aude, aller à la rencontre de tous ses habitants puis découvrir et promouvoir ses  autres sites remarquables et ses Espaces Naturels Sensibles dont encore trop peu de gens ne soupçonnent l’existence.

Faire politique et servir notre département et ses habitants impliquent pour nos candidats qui marchent désormais vers l’Assemblée Nationale de prendre le temps de poser le regard sur ce qui fait  l’histoire de notre territoire, ses traditions et sa personnalité, ce que le voyageur ignore mais que nos représentants doivent connaître et à leur tour transmettre.

Nous devons être incités à nous ouvrir aux autres et à faire découvrir cette terre riche d’histoire, de civilisation, de beauté et d’art mais qui fait encore figure de « terre inconnue » comme un faible maillon central de notre Occitanie qui serait posé là, sur « la route du peuple », entre Toulouse et Montpellier sous le soleil et le vent qui le sèchent et le caractérisent.

Rien n’est plus puissant qu’une idée quand son heure est venue et l’offre politique qui convient le mieux à notre département est bien celle proposée par Emmanuel MACRON .

Elle doit être mise en œuvre par son gouvernement et sérieusement relayée bientôt par nos futurs députés de cette République qui Marche pour favoriser l’ouverture et l’esprit de conquête pouvant tout aussi bien préparer et pousser un gars ou une fille de chez nous à partir à l’assaut du monde entier que les inciter à rester ou à revenir dans l’Aude pour y réussir leur vie.

Pour cela, nos représentants à l’Assemblée Nationale que nous devons encourager devront en permanence travailler pour déverrouiller notre territoire,  guérir le syndrome du pouvoir accaparé qui conduit à l’immobilisme et dans cette ère de tous les dangers qui débute, en cette époque de toutes les transitions, ils devront se consacrer à rechercher ce qui est juste et dépasser les clivages.

Leur action devra permettre à notre territoire de parvenir à tourner la page des 30 dernières années et à glisser sous ses doigts celle de l’avenir, ce qui implique qu’il devienne de plus en plus attrayant pour toutes sortes d’initiatives et que le numérique via le haut débit puisse accompagner chacune d’elles pour rendre la ruralité au monde qui l’entoure tout en préservant son authenticité. Tel est le véritable défi à relever.

Dans 5 ans, au bénéfice de l’action de nos représentants, nous ne devrons plus parler de la France rurale comme d’un territoire délaissé.

Mais au-delà de la nécessaire ouverture vers l’entreprise et l’innovation, notre département et plus spécialement la 1ere circonscription de l’Aude, qui s’étend des frontières du Tarn à celles des Pyrénées Orientales, en passant par la Montagne Noire, la Cité de Carcassonne, le Lézignanais, l’Ouveillanais et le Ginestacois, est particulièrement marquée par la viticulture au soutien de laquelle nos candidats futurs députés devront sans relâche s’inscrire.

En effet, dans notre département agricole et rural, la vigne est une reine fatiguée mais non encore déchue à laquelle il faut prendre garde car la crise actuelle, à l’instar de celles passées, est grave.

Malgré les caprices de la météo qui ont encore récemment aggravé la situation de nos viticulteurs dans les jours qui ont précédé le premier tour de l’élection présidentielle, ce qui pose notamment la question du nécessaire changement de la politique assurantielle, le vin est encore partout chez nous et c’est bien d’abord à travers lui et pour lui que nous devons lutter contre la résignation en nous tournant vers l’extérieur pour transmettre notre culture et valoriser ce que nous avons de meilleur.

Pour les audois, le vin demeure un élément identitaire et tout comme l’accent inimitable qui parle de chez nous lorsqu’il roule sur la langue, le vin de l’Aude parle aussi et lorsqu’on connait le terroir d’où il vient, il ne parle plus, il raconte une histoire, notre histoire.

Au-delà de notre histoire, notre avenir avec la viticulture ne se borne pas, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, au rayonnement de quelques domaines étendards viti-aeno touristiques qui sont devenus néanmoins de magnifiques vitrines dont on peut être fiers.

L’avenir viticole de notre département réside au moins autant si ce n’est plus dans le maintien des vins et des cépages qui lui ressemblent issus de nos caves particulières et de la coopération qui jalonnent nos riches et divers terroirs qui ont fait et qui feront encore, j’en suis persuadé, la profondeur, la personnalité et la renommée de notre viticulture.

Notre département a tellement de passé avec nos vignerons que nous ne pouvons avoir avec le vin qu’énormément d’avenir et en ces temps particuliers où les gens ont tendance à se replier sur eux-mêmes, nous devons, imprégnés de notre passé, nous engager dans l’avenir avec audace et humanité.

L’audace, c’est s’évertuer à convertir les risques en opportunités, c’est faire de notre département non pas le maillon faible mais le maillon central de l’Occitanie, c’est allier le plus traditionnel avec le plus moderne, c’est développer l’économie et les infrastructures, mettre en œuvre des projets qui marchent, miser sur le numérique, éclairer et faire briller notre territoire dans le monde entier, prendre conscience de ce que nous avons ici, en être fier tout en acceptant de transmettre, créer des liens entre la ville et la ruralité, faire rentrer la viticulture dans nos cités et exporter le tourisme dans nos campagnes en ne cessant pas de tirer des traits d’union entre ce qui a été et ce qui sera, comme autant de ponts jetés entre hier et demain pour que notre païs survive à ce qu’il a toujours été et prenne son envol.

L’humanité qui doit accompagner le tout, c’est reconquérir la joie de vivre, c’est inventer entre nous de nouveaux sujets de connivence et de confiance qui vont nous animer et que l’on va ramener dans les espaces publics qu’ils ont peu à peu désertés.

L’humanité,  c’est faire politique sans être gêné de dire que cet engagement est d’abord un acte affectif très fort qui tend à rapprocher les gens et qui ne peut plus être réduit à la cause partisane.

L’humanité, c’est ce qui nous caractérise et qui peut vous inciter, citoyens audois, à vous hâter dès à présent de vous ouvrir vers les autres avec le dessein de transmettre, pour un avenir meilleur, votre part de rébellion et de bienfaisance.

L’humanité, c’est aspirer à sortir du marasme dans lequel nous sommes enfermés sans se diriger vers un vote extrême pour un parti qui se nourrit de nos difficultés, mais au contraire en établissant enfin, sans en avoir honte, une représentation sociale positive de la fraternité.

Les candidats de cette République qui Marche ont besoin de nous pour que ce projet devienne réalité, Ils auront encore besoin de nous pour libérer notre pays et pour que leur engagement en qualité de députés puisse contribuer à nous rapprocher et qu’ils puissent ainsi continuer à se procurer, dans le cadre du mandat que nous devons leur confier, le seul bonheur qui existe et que je leur souhaite, celui qui résulte du fait de s’occuper des autres.

Pour ma part, en cette période de transition et de rénovation de la République où nous essuyons nécessairement les plâtres, j’ai décidé de persévérer et de continuer à faire modestement ma part dans l’intérêt de mon territoire et de ceux qui le peuplent…

Alors citoyens Audois, sans boiter,  sans état d’âme… continuons à marcher.

Franck ALBERTI

Charpenté, avec du corps et des jambes…

2016-04-24 16.51.24

 A une amie qui me demande de lui donner une bonne raison de voter pour Emmanuel MACRON au second tour de l’élection présidentielle et pas seulement contre le FN… je réponds que le programme d’Emmanuel  MACRON est comme les bons vins qu’elle sert sur son comptoir pour nous mettre en appétit et nous permettre de refaire le monde en attendant qu’une place à table se libère pour le  repas.

Il est charpenté, avec du corps et des jambes…

***

Je te dis d’abord que tu te trouves, comme bon nombre d’autres citoyens français, déboussolée voir bloquée au regard de ce qui se trame comme l’est aussi notre système politique du fait d’une alternance menteuse, assénée depuis tant d’années, et qui ne nous présente plus le moindre changement.

Au contraire, ce changement promis et non avenu constituait le fonds de commerce des partis politiques classiques comportant deux établissements, la majorité et l’opposition exploités par chacun d’eux en alternance, ce qui eu pour effet de plonger les Français dans le marasme qu’ils ne supportent plus aujourd’hui.

Cette alternance du pareil au même est devenue le symbole de l’immobilisme incarné par les partis de gouvernement classiques qui, dans l’escalier de l’histoire politique de notre pays, ont manifestement raté une marche.

La question à laquelle répond en premier lieu le vote pour EM est : comment sauver la France d’une Présidence extrémiste et d’une révolution violente ?

Pour y parvenir, il faut s’efforcer de changer d’humeur et de vouloir être optimiste, reprendre espoir dans l’avenir, espoir dans la jeunesse, espoir dans un homme et une équipe qui comprend notre monde et ce qu’il va devenir et qui a su, en une année, imposer aux carcans politiques une nécessaire remise en question et placer les Français en situation de redresser la tête.

Je te dis ensuite, parce que je sais que tu y seras sensible, que le projet est charpenté par un des grands chantiers qu’Emmanuel MACRON propose dans le cadre de son contrat avec la nation qui porte sur le nécessaire renouveau démocratique.

Depuis le début de sa démarche et même avant sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle, il a eu une volonté forte de rénover notre démocratie et d’impliquer les citoyens pour inciter le plus grand nombre à faire leur part dans la vie politique de notre pays.

C’est le chantier transversal et permanent que l’on retrouve dans le programme d’Emmanuel MACRON et qui a été mis en marche dès l’origine du mouvement par la consultation du peuple, la constitution de comités qui ont travaillé et suggéré des idées qui font aujourd’hui partie du programme proposé aux français.

Le renouveau démocratique, c’est aussi dorénavant mettre en vigueur le non-cumul des mandats de nos élus dans le temps, réduire le nombre de parlementaires et introduire une dose de proportionnelle au Parlement, clarifier les rémunérations des élus, exiger la probité des femmes et des hommes politiques, encourager la parité.

Telle est la charpente du projet d’Emmanuel MACRON qui est de bonne constitution et qui ouvre une belle perspective sinon de vieillissement à tout le moins de pérennité.

Je te dis également que ce projet a du corps et qu’il n’y a rien qui puisse te nuire bien au contraire.

Même si tu ne fais pas partie des plus défavorisées, loin s’en faut, tu ne peux pas contester la nécessité des actions prévues qui consistent à faire plus dans notre société pour ceux qui ont moins à savoir :

  • Augmenter le minimum vieillesse et l’allocation handicapé de 100 € par mois
  • Débloquer un 13eme mois pour les salariés au SMIC en supprimant les cotisations salariales
  • Rendre l’assurance chômage universelle accessible aux salariés mais également aux indépendants pour protéger chacun dans leurs carrières et leurs initiatives
  • Mobiliser plus de moyens dans les zones d’éducation prioritaire
  • Doubler le nombre de maisons de santé pour lutter contre les déserts médicaux, prendre en charge à 100 % les frais de lunette ainsi que de prothèses auditives ou dentaires.

Je pense que tu pourrais apprécier également la volonté de protéger les droits de chacun et de faire vivre le progressisme notamment :

  • Par la préservation du mariage pour tous
  • Par le maintien de l’aide médicale d’état
  • Par le fait d’ériger en grande cause nationale du quinquennat l’égalité femmes-hommes

Comment pourrais-tu par ailleurs ne pas être sensible à l’urgence écologique qui nous impose de changer en profondeur notre modèle économique pour le rendre durable et respectueux de l’environnement :

  • En investissant massivement pour l’écologie
  • En passant de 75 à 50 % d’énergie nucléaire et en doublant la capacité en éolien et en solaire d’ici 2022 tout en sortant des énergies fossiles, décourager l’usage du diesel et interdire les pesticides et perturbateurs endocrinien

 Je te dis aussi, sachant à quel point tu es entreprenante, que tu ne devrais pouvoir qu’être enthousiaste à l’idée d’encourager le développement de nouvelles formes d’activités avec :

  • Le lancement d’un grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros
  • La création d’un Accélérateur National d’Innovation Sociale pour soutenir les projets innovants
  • Le soutien des pôles territoriaux de coopération économique pour favoriser l’économie sociale et solidaire

Je te dis et t’assure que la protection et la sécurité des citoyens ne sera pas en reste, que nos enfants auront tous les mêmes chances de progresser et de réussir, que les fractures qui nous divisent et nous séparent seront comblées par le fait de privilégier la laïcité, de préserver notre langue et notre culture.

Je te dis enfin que les jambes de ce projet, celles qui permettent de marcher et d’avancer pour en évaluer la maturité et rendre efficaces toutes les actions basées sur les idées proposées, c’est un contrat avec la nation qui est soumis à chacun des citoyens, un contrat qui prévoit la mise en œuvre d’un nouveau partage.

Ce nouveau partage, on le retrouve dans tous les secteurs du programme d’Emmanuel MACRON, c’est celui qui conduit à avoir une vision globale pour proposer à tous les Français un pacte social dans lequel chacun doit trouver son compte, dans une relation équilibrée qui permette de faire l’effort ou la concession de donner, mais à condition de recevoir en échange.

Ce nouveau partage, sur le plan politique, c’est de permettre à chaque Français, qu’il soit homme ou femme et avec une égalité entre eux, qu’ils soient artisans, entrepreneurs, commerçants, fonctionnaires ou chômeurs, de s’engager pour servir le pays à condition que cet engagement soit limité dans le temps pour qu’on puisse servir notre pays et s’engager pour les autres en sachant que cela n’est pas un métier et qu’il ne sert à rien de songer à « s’accrocher aux branches ».

Mais ce nouveau partage, on le retrouve aussi dans le domaine économique et social. Il consistera à libérer l’économie, et en même temps à protéger et cela consiste à sortir du carcan droite/gauche et à se demander comment penser et agir pour tous, comment prendre des mesures concrètes pour débloquer notre pays et en même temps remettre les plus défavorisés au cœur du débat politique.

En matière de lutte contre le chômage par exemple qui est une priorité, le nouveau partage consiste à protéger tout le monde y compris les indépendants et même sous conditions ceux qui démissionnent. L’Etat va les former et peut être leur apprendre un nouveau métier, mais en contre partie, ils devront accepter les offres d’emplois qui leur sont proposées.

Ce pacte social consistera aussi à donner plus de liberté aux entreprises et davantage de confiance aux entrepreneurs afin qu’ils créent des emplois, et en même temps à permettre aux salariés de voir augmenter leur pouvoir d’achat et vivre décemment de leur travail grâce à par une baisse de charges et au delà par une extension du principe de participation qui existe depuis plus de 50 ans, et qui doit être utilisé davantage pour permettre aux salariés de partager les fruits de leurs efforts.

C’est cela le pacte social proposé par Emmanuel MACRON, les jambes de son projet qui nous permettront de marcher et d’avancer et de réaliser le déblocage de notre pays dans une République sociale apaisée, apaisante et juste qui nous redonnera confiance et espoir.

Mais il ne suffira pas qu’il soit élu le 7 Mai prochain pour que ce nouveau partage devienne effectif, il faut que nous fassions chacun notre part car c’est aux Français que ce pacte est proposé pour que nous puissions tous ensemble redresser la tête, nous tenir droit, marcher, agir, courir vers ceux qui avec nous reconstruirons l’Europe au sein de laquelle la France rayonnera.

Alors ma chère Elo, c’est peut être simplement cela la révolution qu’il nous propose :

Refaire France, Etre France, celle qui rassemble et pas celle qui trie, et en redevenir collectivement fiers.

Je te souhaite d’y croire comme j’y crois en espérant que cela réussisse car nous n’avons plus le choix et pour qu’un de ces prochains jours, sur le comptoir de ton noble établissement, nous refassions le monde non plus pour le changer, mais pour le plaisir de se rappeler le chemin parcouru pour accomplir le miracle du vin, charpenté, avec du corps et des jambes qui doit refaire de l’homme ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être : l’ami de l’homme.

Avec toute mon amitié, Franck ALBERTI