C’est l’histoire de la rose qui se sacrifie pour la vigne…

rosesEn se promenant dans les régions viticoles, comme ici dans l’Aude sur le terroir de Boutenac dans les Corbières, on peut remarquer des rosiers trônant en tête de rangées devant les plants de vignes alignés.

C’est beau mais c’est aussi utile.

C’était déjà utile à l’époque où le travail des sols se faisait à l’aide de chevaux lorsque le rosier en début de rangée permettait de signaler au cheval le moment de faire demi-tour pour repartir dans le rang suivant. En effet, ce rosier évitait à l’animal de tourner trop serré et d’arracher ainsi le cep de vigne planté au début d’une rangée.

Au delà de ceux qui y verraient de surcroît, aujourd’hui, une façon d’alimenter la biodiversité et d’enrichir les sols, un rosier planté en début de rang permet d’alerter sur certaines maladies de la vigne et notamment l’oïdium qui est un champignon qui se développe sur les feuilles surtout lorsqu’il fait chaud et humide.

La rose est en effet plus sensible à cette maladie que la vigne et elle est donc attaquée en premier de sorte que le vigneron, avisé par la rose malade qui se sacrifie pour sauver les futurs raisins, peut appliquer un traitement adapté et salvateur sur la vigne avant qu’il ne soit trop tard…

C’est l’histoire de la rose, dont la richesse est la fragilité, qui se sacrifie pour la vigne…

 

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