Nous traversons actuellement une période difficile ou les menaces en tout genre nous assaillent tant au plan national qu’au niveau local et nous avançons vers un avenir qui nous est promis pour le moins obscur et violent.

En prenant un peu de hauteur, il est possible de constater que confrontés à ce contexte, bon nombres de citoyens envisagent de faire le choix, au départ peut être rassurant, de se replier sur eux-mêmes, de rester figé dans l’anxiété et la peur tout en se défoulant parfois, non seulement en stigmatisant une partie de nos concitoyens, en militant pour une vieille France fantasmée par des considérations identitaires, mais également dans l’intimité de l’isoloir au jour des élections en glissant dans l’enveloppe un bulletin désignant ceux qui alimentent nos peurs pour en faire un fonds de commerce politique et électoral.

Tout engagement politique destiné à se procurer le plus grand bonheur qui existe, celui qui résulte du fait de s’occuper des autres, est infiniment respectable mais pour se lever et s’engager utilement dans l’intérêt de Carcassonne et des carcassonnais, il faut selon moi être lucide et travailler sans relâche pour ne pas laisser la peur aveugler les citoyens car celle-ci paralyse notre réflexion, elle trouble à elle seule notre tranquillité et ruine toutes possibilités d’un vivre-ensemble en menaçant finalement notre bonheur et notre liberté.

Je pense qu’au contraire l’heure est venue de se lever pour agir dans le but de tenter de réparer la société qui est malade des phobies qu’elle génère et pour réparer la société à l’échelle d’une ville comme Carcassonne, il faut d’abord œuvrer pour essayer de réparer les citoyens qui la composent en leur permettant d’y circuler librement et sans encombre, d’y vivre et d’y travailler en y consommant mais également voire surtout en se divertissant et en se cultivant dans la joie et la fierté de la partager.

Mais pour que cela soit possible et devienne un objectif susceptible d’être définitivement atteint, il faut prioritairement et en permanence agir pour rassurer et tranquilliser les Carcassonnais en leur rappelant néanmoins deux choses essentielles : 

– En premier lieu que celui ou ceux qui utilisent leurs inquiétudes et leurs anxiétés à des fins électorales ne sont forcément pas les mieux placés pour y remédier au risque de remettre en cause jusqu’à la raison même de leur existence.

– Par ailleurs que Carcassonne est un paradis. Un paradis d’histoire, d’architecture, de nature et de bien-être et que l’engagement politique de tout un chacun, à commencer par le mien, doit primordialement consister à mettre tout en œuvre pour ne pas qu’elle soit vécue ou même seulement pensé comme étant un enfer.

Après des mois de réflexions et d’échanges, notamment avec mon ami Gilles ICHER, c’est dans cette optique, avec une volonté chevillée au corps de défendre la dignité humaine sans aucune hiérarchie et en me vouant à la culture de l’argument plutôt que de l’insulte, que j’ai finalement décidé de m’engager avec lui au côté de Gérard LARRAT en qualité de simple citoyen Carcassonnais, déterminé à agir humblement à la mesure de mes capacités dans la construction de notre ville de demain.

Je vis cet engagement comme une évidence voire une quasi nécessité car il ne faut pas se bercer d’illusions et rester lucide. On ne peut pas avoir conscience du fait que la porte qui s’entrouvre sur les années à venir pourrait nous projeter dans un certain chaos et pour autant, dans le même temps, rester figé et silencieux à attendre que le pire advienne car notre société, et notre ville en particulier, n’est pas un spectacle duquel nous serions spectateur. Carcassonne est et sera encore demain ce que nous déciderons d’en faire, tous ensemble, et les mois qui viennent offriront à chaque Carcassonnaise et à chaque Carcassonnais la possibilité de faire entendre leur voix et de participer, avec lucidité j’espère, à l’écriture de notre destin commun et de celui de notre ville.

Être lucide, c’est avant tout réaliser qu’objectivement, il y a au sujet de Carcassonne davantage à célébrer qu’à dénigrer même si divers sujets en cours demeurent à régler où méritent d’être améliorés. 

Avec la même objectivité, je dirai que mon engagement résulte simplement du fait que j’aime Carcassonne, jusqu’aux villages et paysages variés qui l’entourent, j’aime sa Cité médiévale, j’aime sa Bastide, j’aime ses quartiers dont Grazailles où je suis né, j’aime les possibilités qu’elle offre de se divertir, j’aime les activités culturelles et les sports qu’elle permet de pratiquer, ses lieux où l’on se rassemble à commencer par Domec et ses deux rugbys mais j’aime surtout l’idée d’en créer d’autres et de continuer à améliorer et faire progresser encore notre ville pour le bien des générations futures auxquelles je souhaite le même bonheur que celui que j’ai connu.

C’est en quelque sorte comme s’il s’agissait, en m’engageant pour elle et ses habitants, de rendre à Carcassonne un peu de ce qu’elle m’a donné depuis que j’y suis né.

J’aime également l’idée de m’engager au cœur d’une liste diversifiée largement renouvelée composée de femmes et d’hommes compétents, expérimentés, déterminés et parfaitement conscients de ce dont nous bénéficions déjà à Carcassonne et qui en sont fiers.

J’apprécie l’enthousiasme des membres de ce groupe à l’idée de faire leur part pour façonner et écrire les prochaines pages de notre Carcassonne de demain en portant des projets qui ont du sens, utiles et réalisables, qui permettront systématiquement de tirer des traits d’union entre tous les Carcassonnais.

En ces temps particuliers où les gens ont tendance à se replier sur eux-mêmes, il me plait que cette équipe, imprégnée et fière du passé de Carcassonne, de ce qui a déjà été réalisé, s’engage dans l’avenir avec courage, dignité et détermination mais également avec une certaine audace et beaucoup d’humanité, le tout placé au service d’une vision de notre ville à 30 ans.

L’audace, c’est par exemple allier dans notre ville le plus traditionnel et le plus moderne, c’est associer la préservation de notre patrimoine au fonctionnel et à l’accessible, c’est être en harmonie avec la communauté de communes pour recréer des liens entre la ville et la ruralité en exportant par exemple le tourisme dans nos campagnes tout en faisant rentrer l’agriculture dans notre cité et pas uniquement le vin…

L’audace, dans la morosité ambiante qui nous saisit, c’est aussi s’efforcer de tisser, entre tous les Carcassonnais et contre vents et marées, des liens qui rassemblent en donnant du sens à nos projets et une force à la ville forgée dans la cohésion et l’humanité durable qui doivent désormais, dans notre intérêt commun, systématiquement accompagner nos actions.

J’aime enfin cette approche humaniste, chère notamment à mon ami Wilfied et à bien d’autres, qui préside aux relations entre tous les membres de l’équipe menée par Gerard Larrat sur laquelle j’ai l’honneur de figurer.

Cette humanité, que je souhaite durable et qui à titre personnel m’anime aussi très largement, me permet de dire, sans être gêné, que mon engagement dans cette campagne municipale est d’abord un acte affectif très fort qui tend à rapprocher les gens et qui ne peut pas être réduit à la cause partisane.

Cet état d’esprit est nécessaire aujourd’hui et sera indispensable demain pour agir au cœur de Carcassonne dans le but de reconquérir la joie de vivre, pour inventer et promouvoir entre nous, dans la tranquillité et la sérénité, de nouveaux sujets de connivence et de confiance qui, à l’instar du marché de Noel qui est une réussite, doivent être ramenés dans tous les espaces publics y compris dans les nouveaux espaces que nous allons créer.

Faire de l’humanité et de la dignité notre fil rouge, c’est aspirer à sortir du marasme et des carcans dans lesquels on voudrait manifestement nous enfermer sans se diriger vers un choix extrême pour des partis populistes qui se nourrissent de nos difficultés, mais au contraire en établissant enfin, sans en avoir honte, et sans laisser personne au bord du chemin, une représentation sociale positive de la fraternité dans laquelle le plus grand nombre a vocation à se retrouver et à se reconnaître, en qualité de Carcassonnais, pour renforcer encore davantage a l’avenir le cœur et l’âme de notre ville.