De Charlie à Nice…Et après ?

Après 8 mois d’état d’urgence dont le Président annonçait hier la fin avant de décréter aujourd’hui comme un leurre son renouvellement…

Après un EURO de foot de tous les dangers que ces lâches djihadistes ont finalement épargné comme pour nous signifier qu’ils maîtrisent cette guerre en frappant aveuglément quand ils veulent et où ils veulent…

Après la fatigue accumulée de nos forces de l’ordre aujourd’hui exténuées auxquelles on annonce une assistance au moyen du rappel des réservistes qui caractérise notre faiblesse dans le cadre d’une guerre contre la barbarie pour laquelle nous ne sommes pas prêts…

Le terrorisme a encore frappé à Nice le 14 juillet, dévastant à nouveau la France le jour de notre fête Nationale, comme pour réfuter et piétiner encore davantage notre capacité à l’union et à la solidarité dans la célébration des valeurs de notre beau pays qui s’inscrivent contre l’obscurantisme…

Après l’émotion qui s’empare de nous, la colère et l’incompréhension nous envahissent…

Après ce besoin d’exprimer nos sentiments qui conduit à créer un filtre « drapeau » sur Facebook ou à rendre hommage aux victimes et à leurs familles en 200 caractères sur tweeter,  on tente de partager leurs souffrances qui en fait ne se partagent pas. On essaye juste de les comprendre et on n’y parvient pas car ces souffrances sont uniques, elle sont justes visibles dans leurs yeux, enfouies sous leurs peaux, présentes à jamais dans leurs cœurs…

Après cette incompréhension qui nous ébranle, on se laisse aller à souhaiter la mort de je ne sais qui au nom de je ne sais plus quoi et dans le meilleur des cas, on parvient de justesse à endiguer cette envie irrépressible de l’écrire et de le crier …

Après que nos politiques se soient déchirés à la télévision, on s’apaise (ou pas) en écoutant les discours de nos dirigeants et en regardant s’illuminer des bâtiments publics aux couleurs de la France jusqu’à la prochaine attaque…et après ?

Il est temps que l’Etat engage les véritables moyens requis pour lutter efficacement mais cette guerre implique aussi, pour être gagnée, l’engagement permanent et sans faille de tous ceux qui, quelles que soient leurs nationalités et leurs origines, souffrent des blessures de notre pays et dénoncent l’inhumanité de ceux qui les infligent…

Revoltons nous en premier lieu contre l’impuissance et menons le combat contre la barbarie en nous efforçant de reconnaître nos ennemis, c’est à cette condition que nous parviendrons a nous protéger en préservant nos valeurs et notre civilisation.